‹ Du régime alimentaireChapitre 8 sur 168 · TRANSFORMATION DES J^ÉCULES EN GRAISSE · texte numérisé non relu

TRANSFORMATION DES J^ÉCULES EN GRAISSE

un engraissement rapide, il faul une nourriture de grains riclies en graisse, comme le maïs, qui contient 5 p. 100 et môme 9 p. 100 de graisse, ou bien il faut ajouter aux aliments d'engraissement des substances très graisseuses comme le lait.

Une dernière preuve de cette transformation des corps azotés en graisse a déjà été fournie, il y a plus d'un demi-siècle, par Clievreul; on trouve souvent dans le cadavre une sorte de corps gras, appelé adipocire; c'est, d'après l'illustre chinaiste, un mélange de savon et de chaux, provenant de la graisse corporelle, pendant que les substances azotées se sont détruites par la putréfaction; mais comme le môme fait se produit aussi sur des cadavres maigres on est en droit de supposer la transformation des tissus corporels en graisse.

On peut formuler ainsi l'opinion physiologique; les matières amylacées ou sucrées favorisent la transformation en graisse. Mais voici une nouvelle édition de la théorie de Liebig, soutenue aussi par Dumas; des physiologistes distingués, Soxhlet, Schultze et récemment Chamiewski, démontrent que les substances amylacées peuvent être transformées en graisse d'une manière immédiate sans provoquer au préalable le dédoublement des albuminates. Ce dernier expérimentateur prétend même que pour l'engraissement des oies la meilleure proportion des hydrates de carbone en regard des principes azotés est de G à 7 pour une partie d'albuminates, et que les trois quarts de la graisse obtenue proviennent des matières amylacées. Or il résulte de là qu'il faut intervertir la proposition de Voit, qui attribue toute la graisse aux albuminates dédoublés, mais qu'on est toujours obligé de reconnaître ce dédoublement en plus ou en moins, — c'est ce qu'il fallait établir.

Je résume cette discussion. Les matières amido-sucrées

26 CHAI». "2. — SUIÎSTANCES L'SUELLKS.

oui nnr Irijilc fonc-lion; ajouircs ni (jiiMiililés excessives au ré^iiiic ;i/.()Lc (r<'iilr(;li('ii, elles ravoi'isciil la (lésa^■|VJ,^'llioIl des alliiiiiiiiialcs m \i\'n\ oL en .m'aisse; en second li''ii, dans ces condilions, 1(îs mêmes matières i)euvenL Mihir une Iransloi'iiialioii en i^raisse; ciiliii, prises à doses modérées, elles préservent l(;s allmiiiinati^s de leur destruclioii, l)ion mi(Mix (|iie ne 1(^ lail la graisse; les alhinninates ainsi pioléL;és par \cs hydrates de carbone sont en moyenne de 0 p. 100 (Yoït). En com[)arant ces données avec les origines de la graisse elle-même, on peut dire que celle-ci provient soit des albuminates dédoublés, soit des corps gras directement ingérés, soit (mfin des matières féculentes ou saccharines.

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