PRINCIPES DE L'ALIMENTATION DES PHTISIQUES
par le bacillc-tiihercule, d'appliquer au palioiil la l'ormule (Je ranémie et de h; traiter, sinon par le fer et le quinquina, du moins par un régime fortifiant. Prenez, dit-on au malade, le réginie le plus nourrissant sous le plus pelit volume possible; c'est \in conseil aussi banal que Iraditionnel; or, je n'iiésite pas à dire qu'il consacre une hérésie pliysiologicpie. Si, en effet, on entend par le régime le plus nutritif et le moins encombrant, l'usage à peu près exclusif des viandes qui sont réputées les plus fortifiants des aliments et laissent le moins de résidus, on commettra une faute grave, malgré les assertions de Wolfbcrg qui veut, à l'aide du régime d'albuminates, activer le mouvement nutritif et par conséquent dénutritif chez les phtisiques. — Par le procédé Wolfberg, complété par l'exercice musculaire, le phtisique arriveia rapidement à un système d'amaigrissement incompatible avec la vie. Sans la graisse ou les féculents, la dénutrition est inévitable, attendu que pour combler le déficit du carbone éliminé, l'organisme est obligé de puiser dans les albuminates corporels la graisse qui manque dans le régime; les matières albumincuses se dédoublent pour fournir de la graisse et elles s'épuisent ainsi en partie; ranncxion des matières azotées restantes est singulièrement réduite, car elles se brûlent, se détruisent bien plus facilement qu'en présence des graisses ou des fécules qui sont des moyens d'épargner la provision d'albumine ; l'excès de l'urée dans les urines est là pour fournir la preuve de l'usure des albuminates du dehors, et en môme temps pour démontrer la déperdition de la trame organique. Ainsi les graisses, les féculents sous toutes les formes doivent être prescrits aux phtisiques en quantité suffisante pour réparer les déperditions de carbone : 80 à 120 grammes de graisse, 500 à GOO grammes de féculents sous forme de pâtes, de pain, ou de légumes secs décortiqués.