VM\ CHAP. IV. — HÈC.IME DES PHTISIQUES
Pour ohvirr aux pertes d'azolc, 120^M'ainmcs de principes azotés .«^urfisenl an hcsoiri; il imj)orle fort peu que ce soient (les viandes blanciies ou noires, de la viande de houclieiic ou (le la chair de volaille, du poisson ou du janihori; il n'y a pas non plus le moindre int(îret à recoinniander le monotone heefsleak; les viandes peuvent être prcîparées sous toutes les formes et même additionnées de sauces. F^our maintenir Tappélit il est en cfTet indispensable de varier infiniment l'alimentation dans ses formes, mais toujours en maintenant le régime hydrocarbure en excès sur le régime carné.
Notons que nous n'avons en vue que le phtisique qui est relativement bien portant et dont les fonctions digestives sont régulières; le régime que j'appelle conservateur ou d'éj)argne, et dont je viens de formuler le principe, maintient surtout les forces par les aliments gras ou amylacés, et empêche ainsi la destruction de nos tissus; c'est là précisément le double but que nous devons viser pour le phtisique qui perd fatalement ses forces et son embonpoint.
Que dire après cela des vains préceptes qui consistent à laisser au malade le soin de déterminer le régime fortifiant et de choisir une nourriture riche, proportionnée à l'énergie des organes digestifs. Le malade ne sait plus ce qu'est une nourriture reconstituante j et le médecin ce qu'est la force digestive.
A plus forte raison, n'y a-t-il à tenir aucun compte de ce qu'on appelle les formes diverses de la phtisie. — On recommande aux tuberculeux qui sont d'origine scrofuleuse, les viandes, le poisson, les œufs, les légumes frais en excluant les crudités, les salaisons, les ragoûts, les sucreries, etc.; mais pourquoi le phtisique avec écrouelles n'aurait-il pas aussi bien que le phtisique classique, droit aux sauces et à la charcuterie, aux pâtes ou à la salade? Le tuberculeux,