‹ Du régime alimentaireChapitre 84 sur 168 · CHAI'. IV. - i;f:(iiMi: i)i:s niTisiorKS · texte numérisé non relu

CHAI'. IV. - i;f:(iiMi: i)i:s niTisiorKS

Dans le trailfiiicril de la phtisie en ^('lierai on a prcscril surtout le luit de vache et le lait d'ânesse; ce dernier contient très peu de caséine et de «graisses, mais une quantité marquée de sucre de lait. Les malades le digèrent mieux que le premier, parce (ju'ils ne prennent pour ainsi dire que le sucre de lait qui n'exige pas l'intervention active des organes digestifs ; mais cet aliment est incomplet par suite du déficit relatif de graisses et de caséine. Si donc il se digère mieux, il nourrit cependant moins que le lait de vache. — Un pareil régime ne saurait d'ailleurs être continué longtemps ; la cure exclusive de lait même par le lait de vache n'a de valeur que si elle répond à la ration physiologique de trois litres par jour ; sinon le dépérissement est inévitable. — A cette dose journalière, frationnée en dix ou douze parties, il peut être pris tiède ou froid; peu importe. S'il est d'origine suspecte il doit être bouilli, ce qui peut être fâcheux, car après la coction le ferment gastrique n'agit plus sur le lait que d'une manière imparfaite : au lieu de produire la transformation presque totale de la caséine en peptone assimilable, il forme plutôt des propeptones ou syntonines que quand il s'agit du lait cru.

Au bout d'un certain temps, quoi qu'on fasse, et quelle que soit la substance ajoutée pour le rendre digestible, le lait finit par être intoléré; il vaut mieux, dans ce cas, prescrire une cure mixte, c'est-à-dire y ajouter d'autres aliments et de préférence les fécules, les pâtes, les œufs, tout plutôt que de la viande; ces moyens auxiliaires ne nuisent en rien à la cure de lait.

Yoilà ce que l'expérience nous a appris sur les cures lactées proprement dites ; nous ne savons rien de précis sur l'usage des laits fermentes (koumys, kéfir, lait de Champagne, etc.) dont nous n'avons pas l'expérience suffisante pour les juger en dernier ressort.

Résumé. — M la cure de lait ni l'huile de foie de morue ne

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