TRAITEMENT DES PHTISIQUES DYSPEPTIQUES
ladic serait fcilalcmcnt ahré^n^e. — D'autres doctrinaires, considérant la dyspepsie comme un catarrhe muqneux, débutent par un vouiilir, continuent par un purgatif et formulent ce qu'on appelle prétentieusement les eupeptîques : les gouttes de Baume, la teinture de noix vomique, poisons violents, ou des amers plus inolTensifs qui doivent stimuler l'appétit, favoriser la digestion, mais qui en réalité n'excitent ni l'un ni l'autre, ainsi que le prouvent les récentes expériences d'un élève de Botkin.
Voici ce (jue je propose :
i° L'eau de Vichy, une demi-heure avant les repas, pour favoriser la sécrétion du suc gastrique.
2° Au commencement des repas une poudre absorbant les gaz (craie lavée et magnésie calcinée).
3° Le régime ne sera ni uniforme ni systématique; il se composera d'aliments excitants, épicés et de haut goût, de viandes froides, de charcuterie, de poissons destinés à remplacer les classiques viandes saignantes qui répugnent au goût du malade. Ajoutez des légumes secs décortiqués, qui, après un commencement de digestion par la salive, franchissent l'estomac sans recourir à l'intervention du suc gastrique et finissent par être digérés dans l'intestin grôle à l'aide du suc pancréatique. Les salades seront utiles, non comme aliments, car la cellulose qui y prédomine n'est pas digestible, ni comme huile, qui est indigeste, mais en tant que condiment, le vinaigre, l'acide acétique favorisant dans une certaine mesure l'acidification du suc gastrique. Les fruits contiennent, outre la cellulose, diverses espèces de sucres qui sont absorbés directement par les vaisseaux sans réclamer les préliminaires d'une métamorphose digestive.
4° Pour favoriser le passage de la masse alimentaire de l'estomac malade dans l'intestin qui ne l'est pas, et remplacer la digestion stomacale par la digestion intestinale,
iOG r.llAP. IV. - REGIME DES PHTISIQUES.
lien iTostphis utile (iin* riis;i|^c (1(; boissons cliaiidos, très abondantes et stiiiuilantcs comme b' Hk' ou bien ah;oobsées par l'addition du li(jucurs; (illes sont bien supérieures au vin (|ui s'acidiiie si racilcmcul, à la bièie (pii fermente dans restomac, aux eaux {j;azeuses qui ajoutent le gaz acide carbonique aux gaz remplissant déjà les premières voies; elles sont également préférables à la glace et aux boissons glacées qui ne produisent qu'une sensation agréable et enrayent parfois la digestion.
5" Enfin quand la dyspepsie résiste à l'emploi de ces divers moyens diététiques, le meilleur procédé curaiif consiste dans le lavage stomacal, plus ou moins répété, qui débarrasse l'estomac des mucosités, cause si fréquente de la fermentation putride des aliments, et met pour ainsi dire à découvert les glandes à pepsine prêtes à fonctionner régulièrement sous l'influence d'une alimentation bien combinée; il s'agit ici d'une médication et non du régime.
oastro-atonic. — La dyspcpsic cliimique n'est heureusement pas la règle absolue; les phtisiques, surtout les femmes et les jeunes filles, accusent des troubles digestifs qui sont plutôt d'ordre nervo-moteur que d'origine chimique. L'appétit étant conservé, on aura facilement justice des flatuosités, des douleurs épigastriques de la lenteur digestive, de la constipation dont se plaignent les malades; il suffit d'appliquer les règles diététiques de l'atonie gastro-intestinale (Yoy. cliap. ii).
Dyspcp»$îo iutestinalc. — Diarrhées nervoniotriccs. — AfTcction»
«ubercuio-tiiccrcuscs. — Pour la mcmbranc muqueuse de l'intestin comme pour l'estomac nous pouvons, nous devons compter au nombre des affections prétuberculeuses, divers états morbides qui, au premier abord, paraissent étrangers à la phtisie. On voit, en effet, des malades ne présenter au début de la phtisie que des diarrhées simples, à marche