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GOUTTE HÉPATIQUE

qui constiluo la plus fréquente des complications intestinales, surtout en raison du repos forcé auquel les goutteux arrivés à la période chronique se trouvent condamnés.

L'atonie intestinale se caractérise par la constipation avec Hatulence, plus ou moins douloureuse, des coliques plus ou moins répétées, c'est-à-dire par toutes les apparences de Tatonie intestinale vuliiairc.

D'autres fois elle est comj)liquée ou produite par les hémorroïdes, et, on croit en pareille occurrence, que le flux hémorrhoïdal est la sauvegarde du malade; Stahl qui a imaginé ces hémorroïdes providentielles convient néanmoins que la goutte existe souvent avec une fluxion sanguine parfaitement régulière.

Les spasmes douloureux de l'intestin, marqués par les coliques sèches ne sont pas davantage particuliers aux goutteux; en général ces douleurs violentes sont l'effet de la tympanilc, de sorte qu'en résumé c'est l'atonie intestinale qui domine toute la scène morbide, et quand par hasard c'est la diarrhée qui tend à s'établir, c'est qu'elle résulte de l'épuisement des malades ou bien d'une irritation par les matières condensées et arrêtées dans le gros intestin.

oouuc hciMitiquc. — D'après Scudamorc, le foie est rarement sain dans la goutte; mais en quoi consistent ses lésions et le gonflement qu'on observe parfois, dit-on, pendant l'accès? les caractères anatomiques de ces altérations sont inconnus et celles qu'on a signalées sont avec raison rattachées par Gharcot à l'alcoolisme.

Puis on a fait jouer au foie un autre rôle, en mettant sur le môme plan les calculs biliaires et les productions uratiques, en d'autres termes la formation des pierres dans le foie, et la production des graviers dans les reins ou dans d'autres tissus. Or, il n'y a là aucune espèce d'analogie; les calculs du réservoir biliaire sont formées par la cholestérine

43« CIIAP. VI. — T)i:S GOUTTEUX.

(|iii (Iriivo pcut-Atrc des corps {.^ras, cl ils ne contiennent pas (!(» traces d'acide uricpic ni (rinales; ce n'est donc j)as une maladie goutteuse, et, si on observe paiTois la lithiase biliaire chez les goutteux, cela tient unicpiement à l'identité de leurs causes réciproques, aux régimes exagérés, surtout de viande et de graisse, et plus encore à la vie sédentaire. Ce qui prouve que les pierres biliaiics n*ont rien de goutteux, c'est qu'on les voit très fréquemment chez les femmes qui cependant sont si peu sujettes à la goutte.

Le foie, en définitive, n'intervient que dans des cas rares d'acholic, où la sécrétion biliaire est en voie de diminution; (Voy. chap. ii); on voit alors les évacuations dépouillées de toute trace de substance colorante biliaire, prendre la coloration grisâtre qui indique, même en l'absence de la jaunisse, la participation de l'organe sécréteur de la bile.

Tous les autres phénomènes tels que la digestion lente, la sensation de pesanteur à l'épigastre et dans la région hépatique, la distension flatulente de l'estomac et des intestins, les éructations acides, l'empâtement de la langue, la constipation sont d'ordre digestif ; Murchison les attribue sans motif au foie.

§ 3. — Goutte des reins. — Gravelle

Graveiic. — Parmi les manifestations de la goutte sur les reins, c'est la gravelle urique qui passe pour être la plus fréquente, mais il n'est pas douteux que la gravelle ne puisse en être absolument indépendante ; il est bien des malades qui, sans avoir jamais éprouvé le moindre phénomène de la goutte, présentent pendant de longues années des urines contenant du sable urique, des graviers, des calculs, et qui finissent leur existence après avoir épié vainement les mouvements de la goutte qu'on leur avait annoncée. Dans ces

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