‹ Education physique des adolescents. Préparation sportive par la méthode synthétique, avec l'art de travaillerChapitre 124 sur 132 · Repos et travail · texte numérisé non relu

Repos et travail

Tes bonnes habitudes portent leur fruit sur la qualité et la quantité du travail ; la quahté est liée à l’attention intelligente qu’on y met, la quantité est en rapport avec notre vitalité et notre résistance à la fatigue ; chacun peut, par un entraînement bien dirigé, augmenter beau-

l'art de travailler

coup son coefficient personnel mais, au delà d’une certaine dépense, nous devons nous reposer. Continuer le travail lorsque la fatigue se fait fortement sentir, en enlève la qualité et en diminue la somme totale de production.

C’est dans la grande fatigue que se produisent aussi les accidents sérieux.

Il faut donc choisir un rythme de travail qui nous permette de le continuer longtemps. Prendre son temps, éviter le surmenage en coupant notre activité par des périodes de repos qui remettent le corps en état de travailler.

Il faut combattre les idées fausses généralement répandues :

Deux heures de travail sans arrêt ne valent pas deux heures de travail séparées par une demi-heure de repos.

Da volonté n’a pas de prise sur le phénomène de la fatigue qui est une intoxication véritable ; mais, pouvant disposer de notre façon de travailler, c’est à nous de choisir la plus avantageuse pour parer à ces inconvénients. Cela revient toujours à mesurer ses actes et dompter son impatience ou sa paresse, à la possession de soi-même en un mot.

±1. Conditions d’hygiène favorisant le travail.

Sans la qualité et un bon rythme il ne faut pas attendre de bons résultats de son travail, mais ces conditions ne suffisent pas ; il faut encore nous placer dans un milieu favorable, il y a des précautions d’hygiène à réaliser.

Chaque métier manuel demande une attitude particuhère parce que nos outils sont imparfaitement adaptés à notre corps ; la respiration et la circulation du sang sont troublés par notre travail et notre équilibre fonctiormel tend à être rompu ; le corps se refroidit ou s’échauffe suivant la violence des efforts et suivant la température ambiante, le genre de vêtement et l’évaporation de la sueur. H y a des métiers qui exigent l’immobilité, d’autres des mouvements

trop spédatix, menus, fatigants, énervants, déformants et funestes pour la vie.

Il faut un correctif à ces inconvénients du travail professionnel et un moyen de fournir au corps les éléments de reconstitution dont il a été privé pendant les heures de travail.

CONCI^USION

Il résulte en définitive que les principes fondamentaux de TEducation physique sont la conséquence des lois générales du travail que Ton peut résumer en quelques mots.

En premier lieu : Vouloir, agir, sentir, réagir, pour s’habituer et s’adapter sont les conditions de tout progrès.

Il faut ensuite : des conditions de santé et de structure du corps et des attitudes favorables au travail.

Enfin des conditions mécaniques et physiologiques du mouvement :

C’est-à-dire rechercher l’économie par la meilleure réalisation de l’effort, par un rythme favorable du travail et du repos, par la réduction au minimum des contractions inutiles dans le travail et la décontraction complète pendant le repos ; par une association économique et une harmonie parfaite des efforts partiels, enfin par la cessation du travail avec l’apparition de la fatigue.

Des conditions mentales et psychologiques du mouvement :

Attention soutenue pendant le travail : conscience nette de ce que l’on fait amenant la comparaison avec ce que l’on voudrait faire. Avertissements donnés par la sensibilité sur les attitudes, la valeur des contractions et la répartition des pressions aux points d’appui des résistances.

Concours mutuel de la vue et du toucher ;

Da volonté dirigeant toute notre activité et nous donnant la maîtrise complète de soi; la répétition des mouvements bien faits créant l’habitude voulue et l’automatisme seulement pour les actes parfaitement adaptés n’ayant plus besoin d’tm contrôle constant.

I^a mémoire des mouvements permet de faire de nouvelles combinaisons par leur représentation mentale, ces combinaisons peuvent ainsi être mieux adaptées au résultat cbercbé.

I^a variété et la distraction rendent le travail plus attrayant et moins pénible.

Bnfin des Conditions générales d’hygiène :

Assurer la santé des organes, leur équilibre fonctionnel, leur meilleure nutrition possible avec le minimum d’intoxication, le rejet des déchets de la fatigue par les moyens connus et le repos, la progression douce dans l’effort pour acquérir la résistance à la fatigue par un bon entraînement ^

PRINCIPES FONDAMENTAUX DE l’ÉDUCATION PHYSIQUE

1. Dans les mouvements tout doit concourir au résultat voulu avec le minimum de perte ou de gaspillage de force et le maximum de profit.

2. De perfectionnement physique étant le résultat d’une synthèse et d’une harmonie fonctionnelles ne peut être obtenu par une analyse et l’exercice isolé des organes.

3. Dès le but, il faut donner aux mouvements une direction utile et une forme naturelle et préparer méthodiquement à tout travail sans spécialisation et sans automatisme.

4. Acquérir simultanément la force et la souplesse en recherchant l’indépendance des contractions musculaires et en évitant les contractions inutiles ; savoir en un mot se contracter et se relâcher à propos.

5. Associer les efforts en vue d’un travail utile et exécuter les mouvements tels qu’ils se font dans les diverses apphcations.

6. Toute action, même localisée, demande la participation du corps entier ; cette participation doit être harmo-

(i) On trouvera le développement de ces matières dans mes ouvrages : VÉducation de l effort ^ Y Ecole française et Mécanisme et éducation des mouvements.

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