LA COMPLICATION DES EXERCICES
Toute éducation des mouvements doit commencer par des exercices élémentaires très simples pour s’habituer à préciser la direction et l’orientation dans l’espace des divers segments du^corps. Bras, jambes, tronc, épaule, avant-bras, mains, doigts, cuisses, jambes, pieds seront d’abord mus isolément et indépendamment des autres parties qui demeurent fixes et autant que possible souples.
Tes mouvements isolés des différentes articulations seront ensuite successivement associés et finalement exécutés avec déplacement du corps dans la marche, dans la course et dans les sauts, nos trois allures habituelles.
On arrive ainsi insensiblement à une suite d’exercices en apparence fort comphqués mais cependant toujours composés d’éléments simples, connus, étudiés antérieurement et dont l’exécution doit avoir absolument les qualités du mouvement complet, continu et arrondi tel que nous venons de le définir.
l’indépendance des contractions musculaires
Pendant l’exécution des exercices même demandant des efforts énergiques, il est de toute importance d’obtenir l’in-
dépendance des contractions et d’éliminer celles qui n’ont aucune utilité. Pour cela il faut apprendre à se déraidir, à relâcher ses muscles à propos ; il faut savoir mouvoir une partie du corps en immobilisant le reste sans pour cela apporter dans cette fixité une raideur qui serait de la force perdue.
I^a force bien employée se manifeste par un mouvement bien fait, jamais par des efforts inutiles et pénibles. Ce mode de travail permet de diminuer la fatigue et assure un progrès presque indéfini.
Iva respiration doit être libre, lente et profonde dans tous les exercices, c’est le seul moyen de combattre l’essoufSement et les désordres consécutifs dus à une mauvaise circulation. On ne peut avoir de résistance qu’en rétablissant l’ordre dans les fonctions principales de la vie et cela à chaque instant.