‹ Education physique des adolescents. Préparation sportive par la méthode synthétique, avec l'art de travaillerChapitre 32 sur 132 · COMBINAISONS DES FENTES AVEC LES MOUVEMENTS DES BRAS · texte numérisé non relu

COMBINAISONS DES FENTES AVEC LES MOUVEMENTS DES BRAS

Ues différentes fentes se combineront avec les attitudes des bras et leurs mouvements ; on se reportera au livre

premier de cet ouvrage qui traite d’uue façon générale ce sujet, mais nous restons ici sur le terrain sportif et limité de la pratique et nous ne conserverons que les positions présentant quelque intérêt à ce point de vue.

I^es combinaisons des fentes et des attitudes des bras sont utilisées dans les positions de départ de tous les exercices à savoir : au départ de la marche, de la course et des sauts, dans la préparation au lancer, dans la garde de la boxe, de l’escrime et de la canne. Dans tous les sports l’accord entre l’action des bras et la position des pieds, des jambes et du tronc est la condition essentielle pour tirer de sa force le maximum de profit.

Da sûreté de l’équilibre et la liberté donnée aux mouvements pour parer aux chutes et rétablir à chaque instant dans la lutte la stabilité compromise est une affaire de bonne position, de souplesse et d’harmonie.

EXERCICES d’équilibre

Se placer dans les différentes fentes et amener le poids du corps sur un seul pied en soulevant l’autre de terre ; maintenir ainsi le corps incliné face au sol, dos au sol, côté droit

Fig. 9.

OU gauche tourné vers le sol en plaçant les mains aux hanches, à la nuque ou en élevant les bras verticalement, obliquement et latéralement dans toutes les attitudes possibles ; s’efforcer de rétablir à chaque instant l’équilibre en

se servant des bras comme balanciers et demeurer immobile en prolongeant de plus en plus la durée de l’équilibre suivant les progrès (fig. 9).

I^a condition essentielle pour cela est de conserver une souplesse complète de tout le corps.

EXERCICES d’assouplissement DES différentes PARTIES DU CORPS

On rencontre des sujets qui ont de la difficulté pour donner à leurs mouvements le degré d’amplitude nécessaire à leur assouplissement. Cette diminution ou perte de souplesse vient de plusieurs causes : d’abord l’babitude d’étriquer ses mouvements et de les précipiter, puis le manque de volonté qui doit grandir à mesure qu’on se rapproche de la limite du mouvement possible ; la contraction inutile des muscles antagonistes qui résistent à l’élongation, enfin ce qui est plus rare, les frottements et les adhérences anormales qui peuvent exister entre les surfaces articulaires et la douleur rhumatismale et névralgique.

En procédant par gains successifs avec une douce progression chacun peut retrouver l’amplitude normale de ses mouvements perdus par l’inaction à moins de cas tout à fait pathologiques. Il faut pour cela ne rien forcer et ne jamais obtenir l’amplitude par des actions brusques où l’efîort continu est remplacé par des élans. Ee mouvement doit ainsi être actif, voulu et non point passif.

Il faut distinguer les exercices où l’action volontaire est constante, ininterrompue, des mouvements lâchés ou lancés où les membres obéissant à une impulsion première énergique mais courte, sont abandonnés à eux-mêmes et continuent de se mouvoir par cette impulsion initiale.

Ces derniers mouvements s’emploient, il est vrai, dans l’application, ils ont pour caractère particulier d’engendrer la vitesse mais les premiers seuls sont capables de donner la pleine maîtrise, surtout au début.

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