‹ Education physique des adolescents. Préparation sportive par la méthode synthétique, avec l'art de travaillerChapitre 55 sur 132 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

EXERCICES SPORTIFS

On doit rechercher dans les exercices sportifs les qualités d’exécution que nous préconisons dans les mouvements élémentaires simples.

Ees exercices sportifs sont des sjmthèses, les exercices élémentaires en sont la préparation.

Ees sports sont avant tout des exercices naturels auxquels on s’attache à donner la perfection, la longue durée et une virtuosité qui en constitue l’excellence, étant donnée souvent leur difficulté pratique.

Mais il ne faudrait pas croire qu’il faille les abandonner au hasard et au caprice de l’exécutant. Ea liberté et l’initiative qui sont leur caractère ne signifient pas désordre et indétermination.

Ea marche, la course, les sauts, le lancer, le porter, la natation, le canotage et toutes les luttes doivent toujours être dominées par la loi d’économie, c’est-à-dire par l’emploi judicieux de nos efforts pour en obtenir le maximum de rendement avec le minimum de fatigue.

Il ne s’agit pas d’inventer de nouvelles allures, mais d’exécuter, en perfection, celles qu’ont fixé la suite des générations humaines guidées par leur seul instinct et qui, améliorées successivement, se manifestent dans toute leur beauté chez les sujets d’élite.

Ea structure de notre machine motrice comporte une bonne manière de faire et une seule ; s’il y en avait deux en effet, l’une d’elles serait encore préférable à l’autre par quelque point.

EXERCICES SPORTIFS

ly’adolescent suit dans son évolution une progression semblable à celle de l’enfant. Ce dernier ne marche pas d’emblée ; avant de se tenir debout, il rampe et progresse à quatre pattes en se servant de ses bras.

Nul ne peut avancer sûrement dans le travail continu de perfectionnement sans gravir tous les degrés intermédiaires, aucun échelon ne peut être omis, seulement les progrès sont d’autant plus rapides et plus sûrs que l’on prend un chemin plus direct pour arriver au but.

ly’instructeur, pour enseigner avec profit, doit connaître à fond la locomotion de l’homme ; il doit être aussi un fin observateur, aucune faute ne lui échappera et, pour parer aux insuccès, il doit être capable de saisir les différences les plus menues entre la bonne et la mauvaise exécution.

Un instructeur non doublé d’un bon observateur, ne peut être d’une grande utilité à son élève ; il est porté à rejeter sur le hasard ou sur les mauvaises circonstances les fautes qui, en réalité, sont dans sa méthode d’enseignement.

Avec de l’habileté, le progrès, même chez les maladroits, devient possible mais, pour corriger leurs défauts, il faut en connaître la nature et leur apprendre à bien travailler ; ceci n’est pas chose vulgaire.

Ues exercices naturels sont en efiet généralement mal exécutés ; le paj'^san ne sait pas marcher, ses allures sont pleines de mouvements inutiles, ses efforts sont mal localisés, ils manquent d’harmonie d’où la raideur, l’incoordination et un gaspillage de forces évident.

Nous essaierons à propos de chaque exercice décrit d’en indiquer les fautes ordinaires pour chercher à les corriger.

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