‹ Education physique des adolescents. Préparation sportive par la méthode synthétique, avec l'art de travaillerChapitre 64 sur 132 · MARCHE AVEC UNE CHARGE · texte numérisé non relu

MARCHE AVEC UNE CHARGE

Si le. fardeau est lourd, le pas est inégal, on cherche à rester plus longtemps appuyé sur deux pieds et à faire

Fig. 50.

porter la charge le moins possible sur une jambe, le pas est raccourci, l’allure est plus lente ; le pied se lève précipitamment et se pose aussitôt comme chez un boiteux. Quand la charge est sur le dos, l’inchnaison du corps rend la marche fatigante et pénible (fig. 50).

Défauts ordinaires de la marche.

lye marcheur a les pieds tournés en dedans, le pied arrière ne se déroule pas sufi&samment, le pas est précipité et l’action des jambes est incomplète ; les jambes sont trop écartées et le pied se pose trop en avant au lieu de faire une impulsion plus énergique de la jambe arrière ; le corps est droit ou rejeté en arrière au lieu d’être légèrement incliné

EXERCICES SPORTIFS

en avant, le pied pose par la plante, la jambe tendue en frappant le sol avec bruit et sans élasticité.

ly’allure générale est raide, les oscillations verticales trop étendues, les oscillations latérales exagérées produisent un débancbement particulier ; les mouvements de l’épaule et des bras sont trop étendus, il y a torsion du tronc ou bien les bras sont contractés inutilement, ils oscillent devant le corps.

I^a cadence est trop lente ou trop vive pour la taille ou plutôt pour la longueur des jambes et l’allure devient fatigante et peu économique. On a souvent même une longueur de pas qui ne correspond ni à la cadence ni à la longueur des jambes. Ces défauts sont nombreux, difficiles à corriger, ils demandent toute l’attention du professeur. Bn résumé les allures marcbées doivent être souples et élastiques; une manière bruyante et brutale de poser le pied indique un effort mal utilisé ^

ART. 2. — POURAPPRENDRE A COURIR

Comme dans la marche, l’impulsion est donnée au corps par la jambe arrière qui, par une extension vive et une poussée énergique du pied, lance le corps obliquement en haut et celui-ci, détaché du sol, progresse dans l’espace en franchissant une distance en rapport avec la vitesse d’impulsion.

A la fin de cette sorte de bond le pied touche terre en avant du corps, il se produit un choc du pied que l’on doit chercher à atténuer le mieux possible afin de ne pas perdre u n P grande partie de sa vitesse. Ba quahté de l’allure est d an s la continuité et dans la haison de ses différentes phases et celle des pas successifs.

Be pied pose par la plante, la jambe presque verticale c’est le meilleur moyen d’amortir le choc; en posant le

(l) Pour le détail des actes de la locomotion, nous renvoyons le lecteur à notre ouvrage Mécanisme et éducation des mouvements (Félix Alcan, éditeur).

talon le premier, le pas est plus long mais moins élastique et moins sûr ; en courant sur la pointe des pieds le pas est élastique mais raccourci, le déroulement du pied étant incomplet.

lye pas de course augmente avec la cadence ; pour allonger le pas il faut, comme dans la marche, prolonger la poussée du pied, la jambe devient alors de plus en plus oblique et, dans les allures vives, le pied quitte le sol à l’extrême limite de son extension.

Exercices de déroulement du j>ied dans la course.

Station droite : par une impulsion vive de la jambe gauche s’élancer en avant et se recevoir sur le pied droit à

plat ; amortir le choc au moyen d’une légère flexion élastique du genou et revenir en sens inverse pour se recevoir sur le pied gauche et recommencer cet exercice plusieurs fois de suite (fig. 51).

lye galop est composé de deux pas de course et de marche qui se suivent. On accentuera la poussée de là jambe correspondant au saut.

Il faut s’exercer à courir en allongeant le pas sans sauter haut en rasant le sol.

Défauts ordinaires de la course.

I^s défauts les plus fréquents du coureur consistent dans le déroulement insufiSsant du pied arrière, l’écartement

EXERCICES SPORTIFS

trop grand des jambes qni lance le pied trop en avant et l’oblige à toucher terre par le talon, le genou tendu d’où manque d’élasticité dans l’allure et cboc brutal et bruyant du pied sur le sol. I^es pieds se croisent aussi quelquefois ; on dépense ses forces pour sauter en l’air sans avancer, les mouvements des épaules et des bras sont exagérés, les bras et les poings sont contractés. I^a cadence trop lente ou trop vive ne correspond ni à tme course de vélocité ni à une course de fond. I^a tête est baissée et le dos voûté, le genou avant s’élève trop, le pied arrière vient battre contre les fessiers ; la respiration est gênée, sans profondeur, irrégulière et précipitée.

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