‹ Elémens d'AlgèbreChapitre 162 sur 298 · SCR LES SÉRIES CONVERGENTES · texte numérisé non relu

SCR LES SÉRIES CONVERGENTES

connue sous le nom de série harmonique ; et prenons le rapport de deux termes positifs quelconques

11 vient

Or, on voit que ce rapport, qui est constamment moindre que 1, augmente A mesure que n augmente et se rapproche de plus en plus de Vtrnité , qui peut ainsi être considérée comme la limite en plus , ou comme le maximum de ce rapport. Il y a donc lieu d’appliquer à la série ci-dessus ce qui a été dit pour le premier cas du numéro précédent; c’est-à-dire que la limite de l’erreur est la somme des termes d’une progression géométrique ayant pour raison l’unité, somme qui est nécessairement infinie (n° 3). Donc enfin, la somme des termes de la série est el/e-méme infinie.

C’est, au reste, ce qu’on peut vérifier d’une autre manière.

En effet, si , dans la série (5) du numéro 225 , on pose 1 -(- x = y, il vient

Soit fait maintenant y = 0 dans cette égalité ; on trouve

Or, on «ait (n° 213) que, dans tous les systèmes de logarithmes dont la base est plus grande que l’unité, le logarithme do 0 a pour valeur Vin fini négatif;

donc la valeur de la série + J + ^ + infini».

Pour. peu d’ailleurs qu’une série tirée de (1) décroisse plus rapidement que la série harmonique , elle aura nécessairement une valeur finie; cary, quelque petit qu’il soit , a une valeur finie ; ainsi il doit en être de même de son développement. Toutefois, pour reconnaître si la série est véritablement convergente , il faut pouvoir assigner la limite de l’erreur commise lorsqu’on s’arrête à un terme de rang quelconque.

Or, si l’on pose y = ^ , s pouvant être un nombre très grand, il vient

Le rapport de deux termes consécutifs est

ê*=i).î=ifOUi£i-.ifi±2y

quantité plus petite que la fraction constante de plus en plus à mesure que n augmente.

. , mais qui s’en approche

On a donc (2e cas , n° 2) pour limite de l’erreur, la somme d’une progression décroissante dont le premier terme est eelui qui suit le terme auquel on

s’arrête, et qui a pour raison le nombre constant -

Cette fraction est d’autant plus petite, et par conséquent la convergence de la série est d'autant plus sensible , que s est plus petit.

Soit, par exemple, x=2, ce qui donne

12==— (2 8”^24"^64"^ÏM"^384'^"'

On a ici

Ainsi , la limite de l'erreur que l'on commet en prenant les 5 premiers

termes pour la valeur de la série totale, est y- - — = j =r —

I — (J - 1 loi

En général , la limite de l’erreur est, pour cette série , le double du terme qui suit celui auquel on s’est arrêté.

S. Nous allons actuellement revenir , tant sur les applications numériques de la formule du binôme, que sur les séries particulières qui ont été déduites des séries logarithmiques ou exponentielles ; et nous ferons voir que toutes les séries obtenues rentrent dans les différons cas examinés ci-dessus.

D’abord la série générale du numéro 174, étant telle que les termes, à partir du seeond , sont alternativement positifs et négatifs, il faut encore s’assurer si les termes vont en décroissant et peuvent devenir aussi petits que l’on veut.

Or, en désignant par p le réng d’un terme quelconque, il est facile de voir que l’on a, pour le rapport de ce terme au précédent ,

, a étant supposé < x;

ce qui prouve que chaque terme de la série est une partie du précédent , plus petite que la fraction marquée par Ainsi , les termes diminuant iodé-

Uniment, la série rentre dans le premier cas du n° 1 de cette note.

Dans la série du n° 177, tous les termes sont de même signe à partir du second.

quantité que 1 on peut mettre sous la forme - — -. — — — . -, on voit que

ce rapport est constamment moindre que - , et qu à mesure que p aug-

Mais le rapport du püme terme au précédent étant

meute, ce rapport approche de plus en plus de la fraction -,quien est par

SCR LU St R! RS COS VERGES TES.

conséquent la limite en plus, ou la valeur maximum. Ainsi, cette série tombe dans le second cas du n* 2 ; c’est-à-dire que la limite de l'erreur commise est la somme d’une progression décroissante ayant pour premier terme celui qui suit le terme auquel on s’arrête , et pour raison lo rapport

maximum

se

En appliquant ce principe au 4e exemple proposé n° 177, on reconnaît

que les 8 premiers termes de la série donnent la valeur de (/ 108 à moins de 0,00001 pris.

En général , on peut démontrer que la série qui représente le développement de (l-j-s)"* est convergente tant que s est une fraction positive ou négative, m étant d’ailleurs différent d’un nombre entier et positif. Mais cette démonstration, qui n’offre aucune difficulté d’après les principes établis ci-dessus, nous entrainerait trop loin, et nous la proposons comme exercice. 6. Passons aux séries logarithmiques et exponentielles.

La série

1' (Ï + 1) — Vy=y~ +

obtenue n°225, rentre dans le premier cas du n° 1 , puisque les termes, étant alternativement positifs et négatifs , décroissent indéfiniment.

Quant A la série du même numéro ,

Y (s-J- 1) 1' s = 2 (às 4-1 "^3(2x-f-l)J 5(2x4- 1)s

on a, pour lo rapport de deux termes consécutifs quelconques,

2n — 1 ‘ (Zx+l)2 °U (2x4- J

ce qui prouve que le rapport est constamment moindre que — — -, mais

qu’il s’en rapproche de plus eu plus à mesure que n augmente , et qu’il a cette fraction pour limite.

La série se trouve donc encore dans le second cas du n" 2. Le rapport

maximum serait ici — — ) — fraction très petite 6i s est très grand.

Enfin, la série qui donne qr (n°227), finit toujours par devenir convergente , quels que soient a et x, puisque le rapport de deux termes consécutifs

est — , fraction qui a zéro pour limite relative à l’accroissement de n.

7. Nous terminerons cette note par une remarque sur la base o du système népérien.

On a trouvé, u» 228 ,

346 KOTK

Or il est aisé de démontrer, 1° que cette série est le développement d’un nombre incommensurable ; 2° qu’elle est convergente , et que pour chacune des sommes partielles des deux premiers, des trois premiers... termes, la limite de l’erreur peut être assignée.

D’abord e ne peut être un nombre entier , car on a évidemment

et cette seconde série est une progression décroissante qui (n° 195) a pour somme Vunilé.

Il suit de là que l +77^ + ^ ■ , + . . . est moindre que 1 , et par consé-

quent que 0 est un nombre qompris entre 2 et 3.

Je dis, en second lieu, qu’aucun nombre fractionnaire exact ne peut exprimer la valeur de e.

En effet, soit, s'il est possible, e égal i - , w et s étant deux nombres

entiers, et n m , mais 1 . En poussant la série jusqu’à ce qu’on parvienne aur termes dont les dénominateurs renferment le facteur n, on aura

ou simplement — = #-J -S,... (2)

(en posant, pour abréger,

“ "I" OM.a-.S 1.2. 3... (»— 1) n ’

Cela posé, multiplions les deux membres de l’égalité (2) par 1.2.3 — n ; il vient

Mais le premier membre de l’égalité (3) est évidemment un nombre entier ; il en est do même de la première partie, 1 .2.3. . .».«, du second membre, puisque tous les termes dont se compose « sont des fractions ayant pour dénominateurs des sous-multiples du facteur 1 .2.3. . .n, par lequel on a multiplié «. Donc, pour que l’égalité (3) subsistât, il faudrait que 1.2.3...».?. fût aussi un nombre entier. Or , cela est impossible , car cetto expression se réduit, lorsqu’on remplace S par sa valeur, A la série

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