n + lT
mais on vient de voir que la série entre parenthèses est moindre que -. On a donc ,
e ^TTâTiTTT»»' '
Soit » = 10, ce qui revient à prendre les 1 1 premiers termes dans la série
l+i+ô+ •; ontrouve 6<36»<0'000^3-
Donc la somme des 1 1 premiers termes ne diffère de la vraie valeur de e que d’une quantité moindre que 0,0000001. ( Voyet le n" 228.)
A'. B. On parvient également 4 la limite
en appliquant directement 4 la série (1) le premier cas du numéro 3.
En effet, le rapport du (n-f-l)**1"' terme de la série aii n'*"*» est évidemment
j — - , quantité qui diminue de plus en plus 4 mesure que » augmente.
Donc, la limite de l’erreur s’obtiendra ( n° 3) en supposant que le rapport
« | î rcs*e constant à partir du ( n -J- 1 )<*me terme j et l’on aura pour cette
limite ,
re qu'il fallait trouver.
NOTE sur le calcul de V erreur à laquelle donne lieu l’emploi de la proportion que prescrit l’usage des tables de logarithmes (voyez n° 214, et Arithm., n°267).
Pour calculer les logarithmes des nombres entiers et décimaux qui ne sont pas dans les tables ordinaires, et pour revenir de ces logarithmes aux nombres correspondans , on suppose, 1° que les différences entre les nombres sont proportionnelles aux différences entre leurs logarithmes ; 2° que les logarithmes placés dans les tables sont tout-à-fait exacts.
Or ces deux propositions ne sont rigoureusement vraies ni l’une ni l’autre. Il est donc nécessaire , après avoir fait voir d’abord sur quels principes repose la proportion ci-dessus, de calculer ensuite le degré d’approximation qu’elle fournit et l’erreur qu’elle peut produire lorsqu’on a égard aux deux causes d'inexactitude dont elle est affectée.
1. Premier principb. Soient n -f- 1 et n deux nombres entiers consécutifs, la différence A , ou 1 (n-f-l) — 1 n , de leurs logarithmes , diminue à mesura
que n augmente ; et elle êst toujours moindre que la fraction ji-.
4 Ln «
On a en effet
ce qui prouve déjà que A diffère d'autant moins de I. 1, ou de 0, que le nombre n est plus grand.
Si maintenant on fait, dans la formule du numéro 223, x = — , on trouve
série qui donnera la valeur de A avec un degré d’approximation d’autant plus rapide que n sera plus grand.
Comme on a d'ailleurs ( n° 226 ) A = 0,43. . .<^ , et que la série
î— 4- etc., est (n° 176) moindre que - , il en résulte nécessairement
A Ce qu’il fallait démontrer.
Àn
Soit , par exemple , n — 10000; il vient
CAI, r,U. DK l’erreur DES TABLES DE LOGARITHMES, 349
c’est-à-dire que la différence est moindre que la moitié de l’unité de l’ordre du 4' chiff re décimal.
Ceci explique comment, dans une seule page des tables de Callet, et n partir do 10000, on a pu placer un aussi grand nombre de logarithmes. Chaque page renferme 60 lignes horizontales, chaque ligne 10 logarithmes; et comme il résulte de ce qui rient d’être dit , que les trois premiers chiffres décimaux Sont nécessairement communs , même à plusieurs dizaine e successives de logarithmes , il suffisait d’écrire une seule fois en marge ces trois chiffres, et de placer ensuite à part les quatre derniers qui correspondent à la variation du nombre.
[Comme les tables de Callet s’étendent jusqu’à 108000, on a placé quatre chiffres décimaux en marge , pour tous les nombres au-dessus de 100000 ( parce que l’on a , dans ce cas , A 0,000005), ce qui a permis alors de présenter les logarithmes de ces nombres avec 8 chiffres décimaux au lieu de 7, sans rien changer à la disposition adoptée pour les nombres compris entre 10000 et 100000.]