CHAPITRE PREMIER
des mots quadrato , cubo, et ils écrivaient
aq pour a 1 , ac pour a>, aqq pour
ncq pour a 1 , acc pour a c , acqq pour a\ etc.
'Va signifie l§ racine m iimt de a ; on appelle indice la lettre m qui exprime la puissance à laquelle jl faut élever le radical pour reproduire le nombre a. En i 520, Estienne de la Roche se sert du signe R) m , et, chose assez bizarre, il applique cette notation quel que soit l’indice m ( ainsi des aultres racines continuant sans fin), tandis qu’il n’emploie que les exposants i, a, 3. La substitution de la minuscule r à la majuscule R a conduit un peu plus
tard ( 1 5a4) Christophe Rudolph au signe , que Descartes a remplacé finalement par "\ja.
= placé entre deux expressions indique que la première est égale à la seconde. Ce signe nous vient de l’Anglais Robert Reccorde ( 1 557 )•
a~^> b signifie que a est plus grand que b. C’est Harriot qui le premier a fait usage de cette notation.
Quand une expression est placée entre parenthèses, on doit regarder comme effectuées les opérations indiquées dans cette parenthèse. Ainsi l’expression
signifie qu’il faut retrancher de 9.5 le nombre 5 qui résulte des opérations indiquées dans les crochets. L’emploi des parenthèses remonte à Albert Girard ( 1629 ).
Le géomètre français Viète (i54o) est le premier qui ait représenté les nombres par des lettres ; seulement il employait les majuscules j l’introduction des petites lettres est due à Thomas Harriot.