MULTIPLICATION DE DEUX POLYNOMES QUELCONQUES
59. Des considérations analogues à celles du n° 55 montrent que la règle donnée (28) pour la multiplication de deux polynômes positifs doit nécessairement s’appliquer à tous les cas.
Les formules
Z= Cfl -f-
ad —
cb —
ab ,
— cd —
ad -+-
cb —
ab ,
= cri —
ad —
cb -h
ab.
sont donc
générales. Pour e :
= rl= o
, elles
deviennent
ab ,
ab ,
= ab ,
et elles expriment alors les règles île multiplication des nombres négatifs isolés.
40. Les relations (i), (2), (3), une fois admises pour des valeurs positives de a et de b, s’étendent par cela même au cas où a et b auraient des valeurs numériques négatives.
Parexemple, pour démontrer que la formule (3) subsiste quand a et b sont négatifs et égaux à — a' et — b on observe que cette formule, appliquée aux nombres positifs «' et b\ donne
(-«')(- b') = a’b' et, en remplaçant a' et b' par — « et — b, ab = ( — a) ( — b),
qui est bien la formule (3) étendue au cas de a et b négatifs.
41. Théorème. — Un produit est positif ou négatif, suivant que le nombre de ses facteurs négatifs est pair ou impair.
En effet, introduisons le nombre (4- 1) comme premier facteur, le signe, qui est d’abord -4-, change chaque fois qu’on rencontre un facteur négatif; il sera donc à la fois -I- ou — suivant que le nombre des changements de signe, c’est-à-dire le nombre des facteurs négatifs, sera pair ou impair.
Corollaire. — Les puissances paires d’un nombre négatif sont positives, et les puissances impaires négatives.
m vision
42. Le dividende, étant le produit du diviseur par le quotient, a le même signe que le diviseur ou un signe contraire , suivant que le quotient est positif ou négatif. Donc le quotient a le signe -4- ou le signe — suivant que le dividende et le diviseur ont le même signe ou des signes contraires.
Ainsi
NOMBRES NÉGATIFS
EXERCICES