‹ Éléments d'algèbre à l'usage des candidats au baccalauréat es sciences et aux écoles spécialesChapitre 85 sur 225 · DU SYMBOLE · texte numérisé non relu

DU SYMBOLE

9;î. Quand une équation donne pour r une valeur «le la forme — 1 on dit souvent qu’elle a Y infini pour racine, et l’on remplace

le symbole — par le signe x > . Voici la raison de cette locution incorrecte. Au lieu d’introduire brusquement l’hypothèse m = o dans la formule

ai

donnons à «des valeurs de plus en plus petites ayant zéro pour limite, la valeur de x ira croissant «*t pourra surpasser tonte grandeur assignable ; «*’esl ce «pi’on exprime en disant «pi’elle devient

FORMULES OENÉRALFS. — DISCUSSION.

infinie. Mais en réalité , quand n prend la valeur o, il n’y a pas de nombre qui, multiplié par o , donne m ; x cesse donc d’exister, et l’équation n’admet pins de solution.

• Oli SVMROI.R

90. Quand une équation donne pour x une valeur tic la forme -j on dit que l’inconnue x est indéterminée ; x peut en effet recevoir alors telle valeur qu’on voudra , parce qu’elle n’est assujettie qu’à la condition de donner un produit nid quand on la multiplie par zéro.

Néanmoins, il peut arriver que l’indétermination annoncée par

le symbole - ne soit qu’apparente; le numérateur et dénominateur

de la valeur de x peuvent avoir un rapport déterminé, et s'annuler seulement à cause d’un facteur commun qu’une hypothèse particulière a réduit à zéro.

Supposons, par exemple, qu'une équation ait donné la formule

«pii pour a = i devient à - ; cette formule peut s’écrire I ( a- 1 + a’ -t- a + l ) ( a — i ) l

et l’on voit qu’au lieu d’etre indéterminée pour a = i , x prend la

valeur finie L’indétermination apparente tenait à l'existence du

facteur commun a — î que l’hypothèse particulière a = i réduisait à zéro.

D’ailleurs, si , au lieu de faire brusquement a — i , on avait poséen désignant par U une quantité décroissante et ayant zéro pour li-

> 'j8 CUAPITnE lltlITlKMF.

mite, on aurait trouvé

( i* -+• 4 )' — i i + 4 h -+■ fi A’ -+- 4 A 1

(|iii à la limite , pour h — o, donne

97. En général, soit nne expression algébrique de la forme — , où M et N sont composés de telle façon qu’on voudra en x,y, z,..., et qui devient - pour x= a, y — b, z — e , — On posera

■r = a + 4, y — b -+- pli , z = r ■+■ f/b , . . . ;

puis, après avoir substitué et réduit le plus possible en supprimant les facteurs communs, on fera 4 = o : on obtiendra ainsi ce qu’on

appelle la vraie valeur de l’expression ^ pour x = a , y = b ,

z = c , . . . . Cette vraie valeur sera d’ailleurs déterminée ou indéterminée, suivant qu’elle se trouvera indépendante des quantités arbitraires ]>, y,..., ou qu’elle contiendra encore, toutes réductions faites, une ou plusieurs de ces quantités; il est, en effet, évident que dans ce dernier cas on pourra faire acquérir à l’expression toutes les valeurs possibles en disposant convenablement de p et de q.

Exf.vplk. — Soient les fractions

rb' — bc' ac -r- ca'

ab' — 4«'’ ab' ba'

Ils

Vf ■ ,, ,,

= o, — ? ~ -, se présentent lune et I autre • a a 1

nui nonr b

FORMULES GÉNÉRALES. — - DISCUSSION. «C

la première fraction devient

c(ap — a) c

a (ap — a') a

elle est donc bien déterminée.

La seconde, au contraire, prend la forme

fin' tjh ua' <y

h (ap — n') np — a'"'

elle est donc indéterminée, puisqn'en choisissant convenablement p et (f, on peut lui faite prendre telle valeur qu’on veut.

98. Lorsqu’on a, comme dans l’exercice qui précède, plusieurs hypothèses à faire, il faut les introduire à la fois; sans quoi, on pourrait faire disparaître une indétermination qui existe réellement. Nous prendrons pour exemple un problème bien connu : Inscrire du ns un rectangle de dimensions données n et b un rectangle semblable à un rectangle donné , c’est-à-dire dont les dimensions aient un rapport donné, ni.

■r et a — x étant les segments du côté a , et y et b — y ceux du côté b , on trouve aisément

d’où

ni {nm — b) m lmb

né — i • né —

Lorsqu’on suppose a — b, et m = i , les deux rectangles deviennent des carrés, et le problème est évidemment indéterminé; car pour inscrire un carré dans un carré il suffit de diviser de la même manière , mais arbitrairement , les côtés du premier carré.

Aussi les formules se présentent-elles sous la forme -, quand on

y introduit simultanément les deux hypothèses; et si l’on cherche leur vraie valeur, en posant

b ex a y- h, ni = i 4- pli ,

8o CHAPITRE HUITIÈME.

réduisant et faisant h = o, on trouve les expressions

que la présence de la quantité p rend réellement indéterminées.

Néanmoins, si l’on fait d'abord a — b , ce qui permet de supprimer le facteur commun m — i, puis ni = i dans les formules simplifiées

am uni

ni - 4-1 J ni -4- î ’

on trouve la valeur déterminée

on lait donc disparaître ainsi une indétermination qui a lien pourtant en réalité.

SYMBOLES —, o x , x — x .

99. Deux quantités peuvent croître indéfiniment en conservant un rapport fini. Ainsi la fraction ~ se présente sous la

forme —i lorsque x est infini, et pourtant l’égalité

montre que cette fraction a pour limite zéro.

Quand une expression devient — pour une valeur indéfiniment

croissante d’une lettre x qu’elle renferme, on obtient souvent la vraie valeur en introduisant la condition x — x , après avoir divisé par une puissance convenable de x.

Exemple I. — La fraction

FORMULES GÉNÉRALES. DISCUSSION

se présente sous la forme — > pour x = ao ; en divisant haut et

bas par x’, on obtient l’expression

qui se réduit à a pour x = 00 .

Exemple II. — Soit la fraction générale

rtx" 1 4- bx m ~'

Ai" 4- Bx* -1 4- . . . ’

dont les ternies sont des expressions entières par rapport à x.

Si m est]>n, en divisant par x", puis faisant x = 00 , on trouve a pour le numérateur et o pour le dénominateur, en sorte que la fraction est infinie.

Si m = n, en divisant par x puis faisant x — co, on obtient

pour vraie valeur la quantité —•

Enfin , si m est n , en divisant par x n , on trouve — ou o pour

la limite.

Ainsi la fraction

vaut - pour x = co .

p # qo

400. En général, quand une fraction - devient — pour une certaine valeur de x , l’expression

devient - pour celte même valeur, et l'on est conduit à chercher o

la limite de cette dernière expression.

De même la recherche de la vraie valeur d’un produit P.Q qui

se présente sous la forme oc . o peut être ramenée à celle du quo-

i ... o lient P : - qui devient -.

101. Deux quantités peuvent croître indéfiniment en conservant une différence finie. Ainsi la différence a -4 - .1 est tou-

jours égale à a quel que soit x.

Wons ne chercherons les vraies valeurs des expressions qui conduisent au symbole so — co , que dans le cas où ces expressions sont de la forme

*M et N étant des polynômes entiers en x qui deviennent infinis pour une valeur infinie de .r.

Cette différence multipliée et divisée par y^M -+- devient — ; elle sp présentera donc sous la forme — ou — , sui-

vant que M — N sera indépendant de x ou contiendra encore r.

Exemple. yx‘ — .jf+îr-t-i — y/.r‘ — ^ 1 ' + 3.r* — 4 est égale à — - pour x = 00 .

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