INCONNUES AUXILIAIRES
114 . On n’aperçoit pas toujours aisément les relations que l’énoncé établit entre les données et les inconnues ; il faut alors avoir recours à des inconnues auxiliaires, qui dépendent plus immédiatement des données et dont les relations avec les inconnues véritables soient faciles à saisir. On élimine ensuite entre les équations trouvées ces quantités auxiliaires qui ont servi , en quelque sorte, de pont pour passer des données aux résultats.
L’exemple suivant est extrait de Y Arithmétique universelle de Newton :
Soient S, S', S" les surfaces de trois prés, dans lesquels C herbe est d’égale hauteur et croit d’un mouvement uniforme. Le premier pré a nourri n boeufs pendant t jours ; le second n' bœufs pendant t' jours ; on demande combien de bœufs le troisième pré pourra nourrir pendant t" jours?
Désignons par x ce nombre de bœufs ; et prenons trois inconnues auxiliaires , à savoir :
La hauteur commune h de l’herbe dans les trois prés à l’époque où l’on y mtt les bœufs;
La vitesse v avec laquelle l’herbe pousse ;
La quantité d’herbe q que chaque bœuf mange par jour, en prenant pour unité la quantité d’herbe par mètre carré de terrain et par mètre de haut.
Le premier troupeau a mangé une quantité d’herbe exprimée par . nqt, .
et qui se compose de l’herbe S h qui existait dans le pré avant l’entrée des bœufs, et de l’herbe Se/ qui a poussé pendant leur séjour. On a donc
(l) nqt= S {h -t- <>/).
ioo
Les deux autres prés fournissent les relations analogue»
(2) ri qf = S' (A -+- et'),
( 3 ) xqt" = S"(A 4- et").
En portant dans ( 3 ) les valeurs de h et de e tirées de (1) et (2), la lettre <7 disparaît d’elle-mèmc et l’on trouve
S" Srit'(t"~ t) +S'nt(t'~ t") x ~ SS' t'~t