Définition. — On dit que deux équations sont
équivalentes lorsqu'elles admettent les mêmes solutions, c'est-à-dire lorsque toutes les solutions de l’une satisfont à l'autre et réciproquement.
Ceci posé, la résolution des équations est fondée sur les deux théorèmes suivants qui permettent de remplacer une équation par une équation équivalente.
137. — Théorème I. — Lorsqu'on ajoute une méme expression algébrique aux deux membres d'une équation, on obtient une équation équivalente.
Démoxsrrarion. — Considérons une équation quelconque AR (1)
où À et B désignent des expressions qui contiennent une ou plusieurs inconnues; et soit G une expression algébrique quelconque. Il s’agit de démontrer que l'équation (1) est équivalente à l’équation
REP CPP ROC (2)
1° D'abord toute solution de l'équation (1) est une solution de
En effet, désignons par a, b, c, les valeurs numériques des expressions À, B, C, quand on y remplace les inconnues par une solution de l'équation (i).
Par hypothèse, on a légalité numérique
DE 0 de là on déduit évidemment l'égalité a+c—b+0c;
ce qui prouve que la solution considérée satisfait à l'équation (2), puisque cela prouve que les valeurs numériques des deux membres de (2) sont égales lorsqu'on y remplace les inconnues par les solutions de (x).
2° En second lieu toute solution de l’équation (2) est une solution de l'équation (1).
En effet, désignons cette fois par a, b, c, les valeurs numériques de AB quand on y remplace les inconnues par une solution de l’équation (2 2). Par hypothèse on a l'égalité :
a+c—=b—+c, d’où on déduit l'égalité évidente ab;
ce qui prouve que la solution considérée satisfait à l'équation (r). Le théorème est donc démontré.
438. — Applic2tion. — Ce théorème sert à faire passer un terme d'un membre dans l’autre.
Considérons, par exemple, l'équation