‹ Éléments d'algèbreChapitre 117 sur 259 · APPLICATION AUX PROPORTIONS ET PROGRESSIONS, ETC · texte numérisé non relu

APPLICATION AUX PROPORTIONS ET PROGRESSIONS, ETC

Mais si l'on avait à résoudre l'équation ( — 9)''= 3, commede( — g)'^ =3 on tire — 9 = 3-, on doit en conclure que l'équation proposée est absurde. On obtiendra, d'après les mêmes principes, la solution des t'quations suivantes :

x={ — S)^, -^ = 4; -î^^ = 4, ^=±8; .r = ( — 4)% équation impossible.

Proportions et progressions par quotient.

bc 221. Soit d'abord la proportion a:b\:c:x\ on en déduit x-— —1

d'où, en appliquant les logarithmes,

log^ = log/» H- loge — logrt, ou log«. log^ : loge . lcg.r;

ce qui prouve que, si rpiatre nombres forment une proportion, leurs logarithmes forment une écjuidifférence.

Soit maintenant une progression par quotient

Il résulte de la définition (191) qu'on peut l'écrire ainsi :

abc

d'où.

prenant

les logarithmes de

par

t et d'autre,

log^ = log- = lo°

= log- = lo ^ e

ou

logrt — logé = logé — loge = loge — loge/ = logd — loge

= log e — log/. . . , ou bien, enfin,

r logrt logé loge logd loge. . . .

Donc si des nombres a, b, c,. . , sont en progression par quotient, leurs logarithmes sont en progression par différence. La réciproque est évidente.

Cette proposition rapproche la définition algébrique des logarithmes (209) de la définition que l'on en donne en Arithmétique, savoir, que les logarithmes sont des nombres en progression par différence, correspondant terme pour terme à des nombres en progression par quotient.

3o8 CHAPITRE VI.

/V. B. — Nous avons déjà fait connaître ce rapprochement dans notre Traité cf arithmétique (277).

C'est surtout dans la résolution des questions relatives aux progressions par quotient que l'emploi des logarithmes est utile.

i" Si nous appelons u le dernier terme d'une progression par quotient, nous aurons (192)

Il ^ arf~\ d'où log« = loga -+- (/2 — i) log^.

Soit, par exemple, proposé de trouver le 20' terme de la progression

La formule devient

logM = logi -I- 19 (log3 — loga) = 19 (log3 — loga)

(car logi = 0), et l'on obtient, tout calcul fait,

log« = 3,3457339 = log22i6,84; u = 2216,84 à 0,01 près.

1° Si l'on veut insérer entre deux nombres donnes a et Z> un nombre m de moyens proportionnels, on a, pour déterminer la raison (198), la formule

lo2;è — losrt

m+llh ., , .

1= y-> dou logî =

Soient a = 2, ^ = i5, /« = 5o; il vient

, logi 5 — log2

et l'on obtient, tout calcul fait, ■

log<7 = 0,0171581 = logi ,040299; donc

Veut-on calculer directement le 20^ moyen proportionnel, qui est le 21* terme de la progression? On a

x — of^'/^^y" j' < 1 1 2o(loei5 — log2) (y y) ' ^°" logx = log2+ ^ ^ ^^ ^— ',

QUESTIONS RELATIVES A l'iXTÉRÊT COMPOSÉ. BoQ

OU, tout calcul fait,

log^c = 0,6441913 = log4, 407489.

Ainsi, le 20^ moyen proportionnel est 4,407489. 3° On a trouvé (193), pour l'expression de la somme des termes,

g ^ Iq — a ^ a{ci"—i) ,

dou

logS = loga -!- log(<y" — i) — log ((7 — i).

On voit, d'après cette formule, qu'il faut commencer par calculer l'expression (/', en posant Xogq" — n \o%q ; après quoi l'on obtient aisément

<7"— I, et, par suite, log(7"— i).

Nous aurons bientôt occasion d'appliquer cette formule.

4" Connaissant «, q et «, dans la formule u = a<f"\ on peut demander la valeur de n. Or on a

\oz.u — lo2;rt

log« = loga H- ( AZ — ijlogi/; d'où n~\^

logry

Soit à trouver le nombre des termes de la progression dont le premier t,^rme est 3, la raison 2, et le dernier 6i44- On obtient

loir6i44 — I02: 3 3,3iî32qn5

log2 0,30102999

Le quotient ^- est e£;al a 11 -h ; mais on néglige la

fraction, comme provenant de l'emploi des logarithmes, j

Page 1