Evanouissement du second terme de toute équation
On conçoit qu'une équation d'un degré donné est d'autant plus aisée à résoudre, qu'elle renferme moins de puissances de l'inconnue ; c'est ainsi que l'équation x^ — q donne sur-le-champ x = :-r \/7j, tandis que l'équation complète j:-,-t- px = cj a. besoin d'une préparation pour être résolue.
Or, une équation quelconque étant donnée, on peut toujours, au moyen d'une transformation convenable , ramener sa résolution à celle d'une autre équation privée du second terme.
Soit, en effet, l'équation générale
x'" -f- Vuf'-' -+- Q.r"'-'H- . . . -i- T^ -^ U ^ o.
Posons X ^ u -\- x', u étant une nouvelle inconnue, et x' une indéterminée dont nous pouvons disposer à volonté; il vient
ou, développant d'après la formule du binôme, et ordonnant par rapport aux puissances décroissantes de «,
M -H mx u -+-/«■
I m — i) Pjc'
«"'-'H-...-f-ar'"'
+ Pj: '"■'-'
Qx'"
-^Tx'
Puisque x' est arbitraire, nous pouvons poser mx'-r- P = o, d'où l'on tire
'- -il.
Portant cette valeur dans l'équation précédente, on parviendra, tout