I. - SÉRIES DE MAC LAURIN ET DE TAYLOR
176. Représentation géométrique d'une fonction de deux variables. — Soit une fonction :: des deux variables indépendantes, a: et i/,
Par rapport à trois axes rectangulaires Or, 0?/,0r, cette équation représente une surface, qui figure géométriquement la variation de la fonction z.
177. Développements en séries de puissances entières et positives des variables. — Soit d'abord la fonction
à développer suivant les puissances entières et positives de. r et //. Les identités :
donnent, en multipliant membre à membre,
SKltfES DE MAC-LÀLRIN EJ DE TAYLOR 291
Si l'on fait croître p et (j indéfiniment, en supposant x ei y moindres que 1 en valeur absolue, .r'', y"^ tendent vers zéro et l'on a le développement
où les exposants Jii et n prennent toutes les valeurs positives entières. Ce développement est convergent pour
Cas général. — Prenons maintenant une série ordonnée par rapport aux puissances positives croissantes de deux variables x et y
OÙ jJi et 71 prennent toutes les valeurs entières et positives, les coeilicients constants Oqq, a^^, ^o^,..., «„,.„ se succédant suivant une loi déterminée.
On a alors le théorème suivant :
Une série de la forme (1; est convergente pour des valeurs de x et y comprises dans des intervalles symétriques par rapport à zéro.
On démontre ce théorème par un raisonnement qui est l'extension naturelle de celui qui a été employé au n** 96.
Supposons, en effet, que la série (1) soit convergente pour ^- = a, y = P; nous allons démontrer qu'elle est convergente pour toutes les valeurs de x et y telles que
— et
désignant les valeurs absolues de — et — .
En effet, la série, étant convergente pour j^ = a, y=[i, le terme général
tend vers zéro, quand l'un des entiers m ou n croît indéfiniment,
■nyi
et quand ces deux entiers croissent indéfiniment suivant une loi
quelconque.
lim«,„X'P"=0.
On peut donc assigner des valeurs de m' et n' assez grandes
pour que l'on ait
pour toutes les valeurs de m et n telles que m ^ m', n ^ n .
Cela posé, écrivons la série (1) sous la forme suivante :
La' série se compose d'abord d'un nombre limité de termes pour lesquels les exposants m et n sont moindres que di' et n' ; pour les autres termes, en nombre illimité.
I ^/.,,„a"'?» I <1, l't, par suite, pour la valeur absolue du terme général
-MTmr
Or, la série dont le terme général est
est convergente, d'après le cas particulier précédent, et a pour somme
dès que
['-ITÛL'-Ifl}
fl<.
SERIES DE MAC-LA C'R/y ET DE TAYLOH
La série proposée est donc également convergente, tlès que ./• et y possèdent des valeurs telles que
Ce qui démontre le théorème.