‹ Élements d'analyse mathématique à l'usage des ingénieurs et des physiciens, cours professé à l'École centrale des arts et manufacturesChapitre 189 sur 231 · Troisième type. Équations de la forme · texte numérisé non relu

Troisième type. Équations de la forme

a y byC, a', //, c' désignant des constantes.

On peut rendre homogène une équation de ce type, en portant l'origine au point de rencontre des deux droites obtenues en égalant h zéro les deux expressions a:v-\- bi/-\- c et a' x -\- h' y -\- c' . En effet, appelons a et [^ les coordonnées du point de rencontre de ces deux droites : on a

Faisons alors le changement de variables :

qui revient à transporter les axes au point (a, P) : il vient (Lv=dj^, dij = dy^

et l'équation devient

dy, n( a-^i -+- l>!h \ dx, '\a'x,-^h'yj'

ce qu'on peut écrire

Le deuxième membre étant fonction du seul rapport --—, on est ramené à une équation homogème, que l'on peut intégrer, en faisant

Cas exceptionnel. — La méthode précédente suppose que les droites obtenues en égalant à zéro les deux expressions a:v -\rby-\-c et a'x + b'y -\- c' ne sont pas parallèles. Quand elles sont parallèles, on a

a~ h ~^'' \ désignant une constante. L'équation proposée s'écrit alors

dy ^A ax^hij-\-c 1

dx ' L \{ax-\-by)-\-c' \

Dans ce cas, on conserve la variable x et on pose

ax^hij^y^, y^ étant une nouvelle fonction de x. On en déduit

y^'-f^Ui — ^^)^ dy 1 dy^ a

dx b dx b

et l'équation devient

1 dy.

b dx où les variables se séparent quand on résout par rapport à dx.

Exemple L — Soit à intégrer l'équation

(15; [2x H- 3y + i)dx + (3^- 4- 4// + i)dy == 0.

De cette équation, on tire

dy 2.r-f-3//-hl dx 'Sx -\- ^y -\- i ^

: est donc une fonction du rapport de deux expressionis linéaires en x et y.

/■:of iT/o.ys lyir.GiiAiiLEs par des QIADRATL HES 5;;

l)«'t«'i iniiiDiis les nombres a et ^3 qui annulent ces deux expressions :

on trouve

Faisons alors

(16) .f==.rj+l, y:^y^l,

l'équation devient

rf.r,

équation homogène. Posons :

nous avons l'équation

dz

et, en séparant les variables.

Dans le deuxième membre, le numérateur est la difTérentiellc du dénominateur ; on a donc, en intégrant,

2 log .r, = log ( l + ^z + 2c») + log C ;

ce (ju'on peut écrire

log:rî(H-3c + 2c») = logC, d OÙ

Telle est l'intégrale générale de l'équation. Revenons d'abord

aux variables .r, et y, en remplaçant z par — ^, l'intégrale trouvée

devient :

APPELL. Analyse. 87

Si, enfin, on revient aux variables x ci y parles formules (16), ^j = .r— 1, ?/^==ty+l,

on a rintégrale générale de Téquation proposée (15), sous la forme

Vérification. — Dans cette équation (15), le premier membre est une diflPérentielle totale exacte , car la dérivée du coeHicieiit de dx, par rapport à y, est égale à la dérivée du coefficient de dji par rapport à x. La théorie des difFérentielles totales a deux variables (N° 318) nous montre alors que l'équation peut s'écrire

La fonction soumise à la difl*érentiation est donc constante, le long d'une courbe intégrale ; ce qui donne l'intégrale générale (18).

?]xEMi>LE 11. — Soit à intégrer l'équation :

dx \ Ix — 2y + 1

Actuellement, les deux droites obtenues, en égalant à zéro le numérateur et le dénominateur, sont parallèles : les coefficients de .r et y sont proportionnels, dans les deux termes du rapport. Nous ferons alors :

l'équation devient

ou, en séparant les variables,

ÉQUATIONS ISTÈGRABLES PAR DES Ql ADRATURES 379

Pour intégrer le deuxième membre, on décompose la fraction lationnelle, en //,. on fractions simples. On a ainsi :

ou, cil revenant aux variables .r et y par la substitution

et réduisant, après avoir chassé les dénominateurs,

8// — 2.r — log ix — y) + 9 log (.V — y -h 2) = C,

('/ désignant une constante arbitraire.

On a ainsi l'intégrale générale de ré({uation (19).

364. Quatrième type. Équations linéaires. — Une équation difVérentielle linéaire du premier ordre est de la forme :

dy

on la nomme linéaire, car elle contient linéairement 11 et —j

Pour intégrer une équation de cette nature, posons

(21) - y=nz,

où - est la nouvelle fonction inconnue de .r et « une fonction auxiliaire de .^', dont nous disposerons, de façon à simplifier l'équation en -:. Par la substitution (21), l'équation devient

(22) /•(x)[«-^ + .^]+„.=(.r)=.iW.

Disposons maintenant de ?/, de façon à annuler le coelficient de zi il suffit, pour cela, de prendre, pour //, une fonction particulière vérifiant la condition :

58o COURS D' lyALYSE

qui donne ;

du o (.r) ,

et, en intégrant,

log u^ — / t.;' ( dx.

La fonction u étant déterminée par cette relation, l'équation (22 devient

où « est maintenant connu en fonction de r. On en déduit :

Us, ,. V uu ,

ut[x)

En revenant à la variable y, par la substitution i/=:iiz, on l'intégrale générale de l'équation linéaire (21)

avec une constante arbitraire C.

Exemple. — Soit à intégrer l'équation :

(23) 4^ /==cos.r- 1.

ctjc sinu;

Faisons y = uz : nous avons

dz , du uz .

u —j 1- z —. -; = cos .r — 1 .

dx ajc sin^r

Déterminons u de façon à annuler le coellicient de 3 :

dx s\\\x '

du dx

u sin X

log// = logtang-y

/\;r.l//o \ s l.\ I KGRAIiLES PAR DES QUADRATURES 58i

Il csl imitlli' d'ajouter une constante, car nous ne voulons pas la l'onction la plus générale annulant le coefficient de ^; une déti'rininatiou particulière de // nous suffit. En passant des loga- I lllunes aux nombres, on a

i/ = tang-;T —

L'équation en 3 devient alors

- cos X — 1 , dz ==: dx ;

tang^

ou, «Ml remplaçant 1 — cos x par 2 sin^-^,

dz = — 2 sin -^cos-j^ dx.

En intégrant, on a

Comme on a posé y ■= uz^ on a, enfin, pour l'intégrale de l'équation proposée,

tj^=2 tang -ly-c^^' -ij- -h C tang-^- ,

sin -^

ou encore, en remplaçant tang -^r- par -^ et réduisant,

cos^

y = sin X + C tang

Il est facile de vérifier que cette fonction rend identiques les deux membres de l'équation proposée (23).

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