‹ Élements d'analyse mathématique à l'usage des ingénieurs et des physiciens, cours professé à l'École centrale des arts et manufacturesChapitre 59 sur 231 · LIMITE DU RESTE. DI FF ÈRE STI ATI O S F.T IS FFGRATIOS · texte numérisé non relu

LIMITE DU RESTE. DI FF ÈRE STI ATI O S F.T IS FFGRATIOS

Alors

a' == e' = 1 + ^8-iL + i!il2ÇLl + . . . .

[.e développement converge pour toutes les valeurs de x^

de — ce à -^ oc .

II. - LIMITE DU RESTE. - DIFFÉRENTIATION ET INTÉGRATION DES SÉRIES ENriÉEŒS

99. Enoncé des théorèmes. — Pour obtenir la dérivée ou la l'onction primitive d'une (onction définie par une série entière dans l'intervalle de convergence, il suffit de dériver ou d'intégrer la série terme à terme. C'est là un théorème très important qu'on pourra admettre dans une première lecture. Nous en donnons une démonstration imprimée en plus petits caractères.

100. Limite supérieure du reste de la série dans un intervalle compris dans l'intervalle de convergence. — Soit, comme plu.s haut,

une série qui converge pour x := iz. Nous avons vu qu'elle converge pour toutes les valeurs de x comprises dans l'intervalle — a, -j-a, c'est-à-dire pour

Dans cet intervalle, la série définit une fonction que nous appelons f{x]. Quand on arrête la série au rang y?, on commet sur la valeur de f{x) une erreur appelée le reste R;; de la série.

^P = f[^) — K + «1^ + ••• + «i'^) ou encore

Nous allons évaluer une limite supérieure de ce reste en supposant que x soit assujetti à la condition

COURS D'AyALYSE

g éiani un nombre positif détermine plus petit que i, mais d'ailleurs aussi près de i qu'on le veut. Nous supposerons donc x compris dans un intervalle déterminr. plus petit que l'intervalle de convergence.

I.a série étant supposée convergente pour a; r= a, le terme général «„ a" tend vers zéro quand n devient inlini. Nous écrirons la série comme plus haut

et le reste R,

Puisque «„ a" tend vers zéro quand n augmente indéfiniment, on peut choisir le nombre/? assez grand pour que, n étant supérieur à p, la valeur absolue de ««a" soit moindre que i. Ce choix étant fait, on a

Comme, d'autre part,

et que la valenr absolue d'une somme de termes est au plus égale à la somme de» valeurs absolues de ces termes, on a

ou, tu remplaçant la progression géométrique décroissante du second membre par sa somme

On a ainsi une limite commune du reste pour toutes les valeurs de x telles que

vH'<'-

101. Intégration d'une série de puissances — Soit une série de puissances

Nous allons démontrer que, dans l'intervalle de convergence, l'intégrale de.

LIMITE Dr RESTE. D I FF K R E NT I ATI O y ET I .\T F C RA TI O \ 171

la fonction f .r s'ohiicnl en intégrant la série terme a terme, c'est-à-dire ({ue 1 ou tt

j f[x) dx — a,x + a^^ + «2 "f- + ... + ^'" T^I^Y + •-

l'ii . Ili t, supposons, comme plus haut, que la série f{x) soit conTcrgcnte dans lini. ivallo de — a à -\- a. Donnons à x des valeurs telles que

Nous pouvons écrire alors

f{x) = «0 + a^x + a,x^ -{-.,. -\- a j, xp -\- Rj, ,

Ry, désignant le reste de la série. Nous avons donc, en multipliant par dx r[ iutéu^ranl de o à x,

J/*^ r- x^ xi'^^ (^

I f{^) dx =2 a^x 4- rt, . 4- rt^^ -f . .. + a,, + / R^, dx.

Mais nous avons vu (X^ 100) que l'on a

donc la valeur absolue de l'intégrale 1 R^, dx est moindre que la valeur

Jo

/■^ e /> + 1 ar ô i' -^- 1 absolue de | «/x, c'est-à-dire de , car e est une constante.

Si alors on fait croître p indéfiniment, le terme

JRp dx

tend vers zéro, cavzP^^ tend vers zéro, et Ion a

f{x) dx =a^^x -\- rt, — 1- ... -f an

102. Diffèrentiation d'une série entière. — Nous allons démontrer

de même que, dans lintervallc de convergence, la déri\'ée de la série f {x) s'obtient en prenant les dérivées des divers termes de la série. Considérons, en effet, la série

/; {x) = a^ -\-2a,x -{- ... + /Jrt„ a:'»- » + ... obtenue en dérivant terme à terme la série f{x).

coins D'ANAirSE

Nous allons montrer d'abord que cette nouvelle série converge, comme /■(j-),lj«iur les valeurs de x moindres que a en valeur absolue :

Kn eJfft, comnu" la série f{x) est supposée convergente pour x = a, a„u" tend vers zéro. Donc on peut toujours assigner un nombre fixe tel, que, //étant supérieur à ce nombre, «n «" soil, en valeur absolue, moindre que i. Kn écrivant la série f^ (jr)

on voit que, à partir d'un certain rang les termes de la série entre parenthèses sont, en valeur absolue, moindres que ceux de la série

qui est convergente, car

< I (voirn. 99).

La série de puissances /*, (x) est donc convergente pour toutes les valeurs de X moindres que a en valeur absolue. Son intervalle de convergence est un inler\"aUc de — a' à -|- a', a' étant inférieur à a en valeur absolue, mais aussi près de a que l'on veut.

('eci posé, nous pouvons appli(|uer à la série f^ {x)\e théorème précédent sur l'intégration des séries de puissances et nous aurons, en intégrant terme k terme la série f^ [x),

/*, {x)dx = a^x -f a^L'^ -f ... «„ x" + ...

r'cBl-à-dirc

r,{x)dx = r{x)-a,

Kn difTérentianl cette relation par rappport à j*, nous avons

Donc la dérivée — 7 est donnée par le dévelo

ftx

tppement

-^j-=«, 4. art.or + ... -{- /i<i„x"-« + ...

Di-:\ELOPri:Mi:.\i> de quelques i om iiuys i>Ain icllieiies 173

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