III. Soit enfin
/ cos AcLv.
^ In
On a
j cos .l'd.v = sin h.
Quand h augmente indéfiniment, sin h n'a aucune limite, tout en restant compris entre — 1 et + 1. L'intégrale proposée est donc indéterminée.
138. Examen de quelques cas où la fonction f[.v] conserve un signe constant pour de très grandes valeurs de .r et tend vers zéro quand .r augmente indéfiniment,
1'^ Cas particidier. Soit l'intégrale «^-^
dx
r" dx
où p est un exposant positif quelconque et a un nombre que nous supposons positif, pour éviter que la valeur zéro, rendant — — infini,
soit comprise dans l'intervalle d'intégration.
La fonction — - conserve évidemment un signe constant quand p
.^i8 cor lis D'AyALYSE
augmente indéfiniment. Nous allons montrer (juo : rinlrorale a un sens quand /> > 1 ; l'intégrale est infinie quand p<i. Kn effet, calculons d'abord l'intégrale auxiliaire
Si p est plus grand que 1, 1 — p est négatif et, quand b croît indéfiniment, //~^' tend vers zéro. L'intégrale a donc alors une limite, et on peut écrire
Si p est inlérieur à 1, 1 — p est positif et, quand b croît indéfiniment, />'~^ croit aussi au delà de toute limite; l'intégrale proposée est donc alors infinie.
Si y^ = l, on a
/•'' dr
expression qui devient infinie avec b. Donc Si on construit la courbe
cette courbe a pour asymptote O^ : l'aire comprise entre une ordonnée fixe, la courbe et l'asymptote a une valeur finie pour y> > 1 ; ï'ile est infinie poury^^ I .
2° Jnic^ralcii se ramenant a uj précédentes. Soit une intégrale
dans laquelle la fonction /*(j-) conserve un signeconstant, le signe-fpar exemple, quand .r augmente indéfiniment ; nous supposerons, de plus, que celte fonction tende vers zéro quand jc devient infini.
LMEGHAii-'^ i)t.\s /./:sQi /://./ s i.\/: />/> ii.mui.s /.s/ i.mi.mi. . ;.,
Si on consU uil la coui Ix* ij — / .i , trll»' coui l>t' jx-iil i:(>in>ei ( ).< un nombre quelconque de lois, mais, à partir d'une abscisse dét.'iiuiii) .\ Miliisaniment grande, elle reste d'un même côté de Ox, au-dessus par exemple, et elle est asymptote à O.r. Nous voulons donner nue recèle pour reconnaitre dans des cas simples, si l'aire (•(Hiiprist' riitie la courbe et l'axe des x est fini» ou ikmi.
Si on considère deux points Cet B' de la courbe d:ni> \,\ ji;ir-
Fig. G5.
tie qui est «t d» lunii <■ ;iu-dessus de O.r et si on appelle c et h les abscisses dv ers deux points, CC et BB' leurs ordonnées, en supposant
A > c, on peut écrire
ph i^r r*h
La première intégrale du deuxième membre a un sens bien défini; la deuxième représentant l'aire CC'B'B croit constamment avec b\ il s'agit de voir si elle reste finie quand b devient infini.
Pour cela, on considère le produit
où j) est positif. Ce produit se présente sous la l'orme
X XO
(juand X augmente indéfiniment. On cherche si, par un choix convenable de p, on ne peut pas amener ce produit à avoir une limite.
1^ Si,/; ayant une certaine \i\\euv supérieure à 1, le produit / / / trnd vris une limite /, l'intégrale proposée est finie.
a4o COURS D'ANALYSE
2^ Si, p ayant une certaine valeur inférieure ou égale à 1, le produit a:^'f[x) tend vers une limite l, différente de zéro, l'intégrale proposée est infinie.
Premier cas. — Supposons d'abord qu'il existe un nombre p supérieur à 1, tel que le produit
■.rY(,r),
tende vers une limite l, limite qui peut d'ailleurs être nulle, quand v augmente indéfiniment. Dans ces conditions, il est évident que ce produit est très voisin de / quand x est très grand.
Partageons alors l'intervalle de « à x en deux parties de a à c et de fax, c étant très grand. On a
t/rt t'a t'^c
La première intégrale du deuxième membre est finie; il reste il montrer que la deuxième est aussi finie. Or, le produit
tendant vers /pour jc infini, si on appelle M un nombre positif fixe supérieur à /, il est évident que, .r étant très grand, le produit x^'f[x)y qui est très voisin de /, est inférieur à M. On peut donc choisir c assez grand pour que, .r étant supérieur à c, on ait
.'rY(.r)<M,
Mais on a alors
fh)d.<n(^.
Comme p est plus grand que 1, la deuxième intégrale est finie; la première, qui est moindre, est finie également, et l'intégrale proposée est finie.
Deuxième cas. — Supposons maintenant qu'il existe un nombre p inférieur ou égal à 1, tel que le produit