IMÉGRALES DANS LESQUELLES L\\E DES LIMITES EST INFINIE
Cette intégrale diminue évidemment quand îi augmente, et tend vers zéro quand n devient infini.
D'après cela, Tintégrale proposée
sin X
dxy
qui est la somme algébrique des aires des diverses ondes comprises entre la courbe et l'axe Ox est la limite de la somme de la série
Cette série a ses termes alternativement positifs et négatifs ; chaque terme est plus petit que le précédent et le terme général w,i tend vers zéro. La série est donc convergente et l'intégrale considérée a une valeur déterminée égale à la somme de la série.
Nous verrons plus loin que cette valeur est -^ .
Deuxième exe^iple. Intégi^ales de Fresnel. I sin^^ dxy j cos x^ dx. — Ces intégrales se présentent dans la ^ théorie de la diffraction de la lumière. Nous allons montrer qu'elles ont un sens. Prenons la première et construisons la courbe
sin^r
Fig. 68.
pour les valeurs positives de x. La courbe part de l'origine, elle coupe l'axe O^ aux points
Elle est ondulée comme une sinusoïde; chaque ondulation a pour ordonnée maximum ou minimum -|- 1 ou — 1. Mais les ondulations vont en se resserrant de plus en plus. En effet, la distance de deux points d'intersection consécutifs avec 0.r, A„A,i+^, est
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ce qu'on écrit, en multipliant et divisant par la somme des radicaux,
Cette distance décroît quand n augmente et tend vers zéro. On en conclut, comme le montre la forme de la courbe, que si
désignent les valeurs absolues des aires des diverses ondes, on a u^> u^>u^ >?^„
et lim ?/„ = 0 pour x = az .
L'intégrale / sin a:^ d:v, étant égale à la somme algébrique de
ces aires, est égale à la somme de la série suivante à termes alternativement positifs et négatifs
Ji, — u^ -\- 7/3 — u^.
Cette série est convergente, puisque ses termes décroissent constamment et indéfiniment. L'intégrale considérée a donc un sens. Le même raisonnement s'applique h
/co?> x-cLr.
On démontre que la valeur numérique des deux intégrales de Fresnel est \/4-*
142. Cas où les deux limites sont infinies. — Si on a une intégrale de la forme
/J+ce t/— 00
pour voir si elle a un sens, on la partage en deux
£mdx+fj[x)dx,
Si chacune de ces intégrales a séparément un sens, la proposée en a un.