L'ÉLÉMENT DIFFÉRENTIEL DEVIENT INFINI
129. L'élément différentiel devient iniini à l'une des limites. — Quanti on a déliiii l'iiitégralo
on a supposé que la (onction /"(.r) restait finie pour toutes les valeurs de *' comprises entre « et i ou cgiiles à a ou à b. L'intégrale représente alors l'iiire clii segment de l;i courbe
entre les ordonnées d'abscisses a et li.
Supposons que f{a:) reste finie pour .t = a et pour r compris entre « et i, mais devienne infinie pour.i'^Zi. Pour fixer les idées, nous admettrons que la limite supérieure i est plus grande que n, et que f[x) decienne infinie en consercanl un signe constant, le signe H- par exemple. La courbe
a alors pour asymptote la droite BB' d'abscisse b, comme le montre la figure 62. Nous supposons que l'ordonnée AA' a pour abscisse a.
Pour voir si l'on peut attribuer un sens à l'intégrale I, on procède comme il suit. Au lieu d'intégrer de a a b, on intègre de a à un nombre plus petit que h mais très voisin de b, c'est-ii-dïre
cle ail b tégrale
coins D'ANALYSE
i étant un nombre /Jos/;^/' très jinlil. On a alors l'i
qui a un sens parfaitement défini; si M'M est l'ordonnée ayant pour abscisse b — s, cette intégrale mesure l'aire du segment AA'M'M. On fait ensuite tendre s, vers zéro, c'est-à-dire tendre le point M vers le point B.
Quand î est très petit, l'ordonnée
MM'= f[h — <.
tig. &,„ est très grande, et, quand î tend vers zéro,
l'intégrale J, c'est-à-dire l'aire A A' M' M, va évidemment en augmentant. Deux cas peuvent alors se présenter : 1° Quand e tend vers zéro, l'intégrale J tend vers une limite : cette limite est, par définition, ce qu'on appelle valeur de l'intégrale
Dans ce cas, l'aire comprise entre l'ordonnée AA', la courbe et l'asymptote BB' est finie.
2° Quand s tend vers zéro, l'intégrale J augmente indéfiniment. On diL alors que l'intégrale
jf(s) i
est infinie. L'aire comprise entre la courbe, l'ordoi l'asymptote est infinie.
si l'intégrale
L'ÉLÉMENT DlffÉ ItENTlEL DErlLWT !XF!.\!
osl finie ou non. Ponr cela, calculons d'iiliord
E positif et très potil. L'intégrale indéfinie étant
Quand z tend vers zéro, J tend vers 2 y li — a. L'iutégrale proposée a donc un sens et on a
Soit 1
niiiiiti; liant
Nou.
iiUonH voir
qne
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raie rf.c
est in fin
ie. En effet,
ea!
il'aliortl - rf.r
L'intégrale indéfinie étant -^ , on a
expression qui devient infinie quand s tend vers zéro,
130- Cas particulier où l'intégrale est de la forme j 7y^^■^•,^„^
224 COURS D'ANALYSE
Soit II un nombre positif, entier ou rraclloniiaire, coiisitlùrons l'intégrale définie
dont l'élément difierentiel devient infini pour x^b. Nous allons montrer que cette intégrale est finie quand h< 1, infime quand «^ 1.
En effet, supposons d'abord ii difl'éreutde 1, et talculuns l'intégrale
où î est positil et très petit. L'élément difl'érenlicl pouvant
l'intégrale indéfinie est et l'intégrale définie
Si "<1, 1 — n est positif, t est élevé îi une puissance positive, et, quand s tend vers zéro, J tend vers la limite
L'intégrale proposée est alors égale à celte limite.
Si n > 1, 1 — w est négatif, s, est élevé à une puissance négative, et, quand e tend vers zéro, J augmente indéfiniment. L'intégrale proposée est alors infinie.
Nous avons réservé le cas de«=^i. On a, alors
car l'intégrale indéfinie est — iog(i — x). Quand s tend vers
L'ÉLÉilE^iT DlFFÉBElfTJEL aEVIE^T I.\Fiyi 2i5
zéro, J augmente indéfiniment; l'intégi'ule proposée est donc infinie ponv ;( ^ 1 .