dr
en désignant par /• la ciiTivcc -7- •
Rayon de courbure, — Soit t l'angle de la tangente M / avec O.r : on a, d'après le triangle Ox\M {fis;'. 87),
ou. d'après la formule
taniïV — —,y r
(i) a = arc tang— -^ 0,
D'autre part, la différentielle de l'arc est (n** 69) , -2 I • ds = i/dr^-i-r^diiK
COURBURE D UNE COURBE PLANE. 277
l*OLir avoir le rayon de courbure, il suffit d'appliquer la loiiiiule
ÏÏ ~~^' telle qu'elle résulte de la définition même (n** lo5).
Fi g 87.
Nous ferons le calcul, en prenant 9 comme variable indépendante et désignant par /•' la dérivée seconde de r par rapport à H. ISous écrirons
Or, d'après (i),
F r'- — rr r- -f- y r"^ — rr"
et, d'après (2),
Donc
li = /r'2-i- r'^ = f r'2-+- r'^y^.
r2-i- 2/-' 2 — rr"
où le sii;ne doit être clioi-i (!(■ fficou que -r; soit positif.
Pour la retenir plus facilement, il est commod*^- de mettre cette formule sous la forme suivante :
OÙ ( - \ désigne la dérivée seconde de -, par rapport à h.
Points d'inflexion. — Ce sont les points où R = oc, - = o ; ih sont donc donnés par l'équation
ir "■ — r/' =0
164. Exemple. — Cardioîde (n'' 70). — L'équation de la cardioïde est
r = a{\ H- cosO).
On a donc
/•' = — asin6, r" = — acosO.
Après des réductions évidentes, on a
/•2-I- 2r'2— rr" ■= 3«2(i h- cosO) = 3ar, r2 + r'2= 2a2(i -f- cosÔ) = '?.ar
Donc
T 3ar
/lar.
Le rayon de courbure varie proportionnellement à la racine carrée du rayon vecteur r. Il est nul., au point de rebroussement.
Le rajon'de courbure étant toujours fini, il n^j a pas de points d'inflexion..
I60. Spirale logarithmique» — Cette courbe a pour équation
où a est une longueur donnée et m un nombre constant, que nous supposons positif. Elle a la forme indiquée dans la figure 88; elle est asymptote au pôle.
Dans cette courbe,
,. r I tane; V = — = — ;
l'angle V est donc constant. Comme
COURBURE D UNE COUHBK PLANE. ^79
on a
d^ ~ ds
dO ^ ds'
■2-hr2.
ma e'
'«0 :z^ mr
Mais
donc
Le rayon de courbure est proportionnel au rayon vecteur. C'est ce qu'on peut voir géométriquement. Le centre de courbure, en M, est la limite du point de rencontre G de la normale en M et de la normale au point infiniment voisin M'. Les angles CMC et OM'G
Fiff. 88.
{fig. 88) sont égaux, car l'angle V de la tangente avec le rayon vecteur est constant. Alors
OMG=: OM'G-= - — V.
Le quadrilatère rectiligne OMM'G est inscriptible, et l'angle
COM est le supplément de CM'M. Mais, quand M' tend vers M,
la corde M' M tend vers la tangente, l'angle CM'M devient droit
puisque M'C est une normale ; donc COM devient droit.
Pour avoir le centre de courbure en M, il suffît donc de prendre l'intersection de la normale en M avec la perpendiculaire OC àOM. Le rayon R. = MC est alors, dans le triangle COM,
R = -r— rr = /Vt -1- '^^
sinV car
tang V = — •
Cette courbe n'a pas de points d'inflexion.
'JtSo CHAPITRE X.