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VII. - EXERCICES SUR LES COURBES GAUCHES

198. Ligne dont la courbure est nulle. — Si l'on cherche la ligne dont la courbure est nulle, — = o, en chaque point, on doit évidemment trouver une droite. En effet, les formules

dy. a' 'ds "" R '

d^ P' ds ~ R'

ds R

deviennent alors

da

Elles montrent que a, [ii, y sont constants. La tangente à la ligne ayant une direction fixe, prenons l'axe Oz parallèle à cette direction, nous aurons

dx dy dz

ds ds ds

On en. conclut

A, B, G étant des constantes. La ligne est donc une droite parallèle à O^.

199. Lig-ne dont le plan osculateur est indéterminé en chaque point. — Pour que le plan osculateur soit indéterminé, il faut et il suffit que les coefficients de l'équation du plan osculateur soient nuls en tous les points' de la ligne :

On en conclut

dyd-^z

-dzd-^

dz d^x-

-dxd'-

dx d'-y ■

- dy d-^

d'-x dx

d\y dy

d'-z dz

Tout d'abord, la relation

d-x d- z dx dz

donne, en intégrant,

L dx = L dz + L rt,

a désignant une constante. On en déduit

dx = a dz, X = az -i- h,

h étant une nouvelle constante. De même la relation

d-^y ^ dy dz

donne

y^bz-^k,

h et k étant deux constantes. Les deux équations ainsi obtenues, X "= az -{- h^ y = b z ■+■ k,

définissent une lione droite.

200. Courbe dont la torsion est nulle. — Nous allons montrer qu'une courbe, dont la torsion est nulle en tous ses points, est plane. En effet, si - = o, les formules

dy!' 7.' d^" P' dy" y'

donnent

^5 T' ds t' ^^ T

doL" d&' dy"

ds ds ds

Donc a", ^\ j' sont C07isfants et la binorniale a une direction fixe. Prenons l'axe Oz parallèle à cette direction, nous avons

Alors le plan osculateur est perpendiculaire à O^, et l'on a

dy d'^z — dz d-y = o, dx d^ z — dz d^x = o.

Ces deux équations sont du premier degré en dz et d-z', comme

le déterminant

dy d^ X — dx d-y

COURBES GAUCHES. — COURBURE ET TORSION. 33 f

ne peut pas être nul, car, s'il était nul, le plan osculateur serait

indéterminé, on a

dz =: o, <r/-2 = o,

c'est-à-dire

la courbe est donc située dans un plan parallèle au plan des xy.

201. Une courbe, le long de laquelle ^ est constant, est une hélice. — Pour démontrer ce théorème, remarquons cjue les formules

ds

ds

^ ÏÏ'

dy!

df

ds

ds

- Fp,

ds

donnent, par division, en supposant - = a,

dy." — A <^a, d'~f — X d^, dr" = X dy.

Gomme A est supposé constant, on a. par l'intégration,

a" = À a — rt , [i" = X ,S — 6 , y" — X y — c,

OÙ a, /v, c sont des constantes crintégration. Multipliant la première de CCS équations par a, la deuxième par fi, la troisième par y et ajoutant, on a .

(i) o = X — ('aa+ è^S -h cy),

car

aa"-f- p^"+yy"= 0, a^ h- [32 + y2 = i.

Cette relation ( i ) montre cjue a, 6, c ne peuvent pas être nuls en même temps, car elle donnerait A =: o. Elle exprime que la tangente à la courbe fait un angle constant a\ ec la direction

abc

En effet, appelons 0 l'angle de la tangente avec cette direction D^ on a

aoc-hèp + cy X

cosO

9 est donc constant. On en conclut que la courbe est une hélice tracée sur un cylindre, dont les génératrices sont parallèles à la direction (D). En effet, si, par les différents points de la courbe, on mène des parallèles à (D), on obtient un cylindre, dont la courbe coupe les génératrices sous un angle constant. En développant ce cylindre, on transforme la courbe en une droite.

202. Une courbe, dans laquelle R et T sont constants, est une

hélice tracée sur un cylindre de révolution. — En effet, tt, étant

constant, la courbe est une hélice. Or nous avons vu (n° 196) que, dans une hélice tracée sur un cylindre quelconque, le rayon de courbure R, en un point quelconque, est en rapport constant avec le rayon de courbure o du point correspondant de la section droite du cylindre. Si donc R est constant, p Test aussi et la section droite du cylindre est un cercle. Ce qui démontre le théorème.

VIII. — ÉTUDE D'UNE COURBE GAUCHE DANS LE VOISINAGE D'UN POINT NON SINGULIER.

203. Développements des coordonnées en fonction de l'arc. Prenons comme origine un point O de la courbe, pour axe des x la tangente, pour axe des y la normale principale, pour axe des :: la binormale. Soient M un point de la courbe voisin de O, 5 Tare OM,

a, p. V, a', (i', v', a", p\ y" les cosinus directeurs de la tangente, (h' la normale principale et de la l)inormale en ce point, R et T les rayons de courbure cL de torsion au même point. Au point O, ,v est nul, R et T prennent les valeurs Ro et Ty, et les neuf cosinus

])rennent, à cause du choix des axes, les valeurs suivantes :

f ao = I, Po = o, To = o,

(i) «0=0^ !^o= ': To= o,

Les coordonnées .r, j', z du point M sont des fonctions de .9 :

que nous développerons par la formule de Mac-f.aurin en remarcjuant que/(o), ^(o), '}(o) sont nuls :

a- = sf (o) 4- |/'(o) + |/"(o) +. . . , Z =S'h'(o) +i'<];"(o)+~f"(o)+....

Calculons les premiers coefficients de ces développements.

/A 1^ 1 I . • <^^ (Jy (i^ , . o

Un a d abord, en écrivant que -y j -r-> -7- sont eoaux a a, p, v

^ rt.ç ds as ^ 7 17,7

dérivant encore jnir rapport a 5, et remplaçant — par —,..., on a

dérivant encore une fois, en désignant par R' la dérivée de R par rapport à s et rappelant que -^ = — — — — , etc., il vient

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