Condition pour qu'uns intégrale
dépende seulement du point de départ Mq et du point d'arrivée IM, et non du chemin suivi. — En général, une inté<;rale
prise de Mq en M, le long d'une courbe C, change de valeur quand, laissant fixes les points de départ et d'arrivée, on fait varier la courbe C, c'est-à-dire le chemin d'intéiiration. Ainsi
Tinté srrale
- / I X dy — y dx)
prise le long d'une courbe C représente l'aire du secteur OiM(j^>Ai {fig- i58). Si l'on prend la même intégrale, le long d'une autre courbe G', joignant les deux points, elle prend une autre ^ aleur. égale à Taire du secteur OM„C'M.
Mais il peut arriver qu'une intégrale lelle que 1 dé])ende scu-
INTEGRATION LE LONG D UNE COL'RBE.
lenient du point de départ M„ et du point d'arrivée ^î. sans dépendre du. chemin suivi C. Prenons, par exemple, l'intégrale
/ ( X ci y ~ y
dx)
prise le long d'une courbe G joignant les deux points >jMo et M
Comme la quantité sous le signe d'intégration est la difterentielle* totale de xy^ on peut écrire cette intégrale
d{xy).
L'intégrale indéfinie est donc ^y et l'intégrale définie, dilïérence des valeurs que prend xy aux deux points M et M,,, est ^
-^■y — ^ojc-
On voit que cette intégrale ne dépend que des coordonnées des points Mo et M, et non du choix de la courbe G : elle conserve la même valeur, quand on change la forme de G entre les deux points.
Nous, allons généraliser ce fait en démontrant la proposition suivante :
Théorème. — Pour qiC une intégrale
/( x, y ) dx -{-o{x. y)dy
pi'ise^ de M^ en M, le long d\ine courbe G, dépende uniquement du point de départ M^ et du point d^ arrivée M et non du
chemin saùn, il faut et il suffit que V expression
f{ X. y ) dx -4- o( X, y) dy
soit une différentielle totale exacte d' une fonction uniforme de X et y; c est-à-dire que l'on ait