Y X — XV
car ici
Ei»alant chacun des deux premiers rapports au dernier, on a les deux é(juations
X dx -h z dz = o, y dy -\- z dz = i>,
qui s'intègrent immédiatement et donnent
On.a ainsi les équations des courbes cherchées, avec les deux constantes C< et Co- On voit que ces courbes peuvent être regardées comme l'intersection d'un cylindre de révolution, de rayon quelconque, autour de O )',
x'^^z'^^Cu
avec un cylindre de révolution autour de Ox^
II. - SYSTEME DE n EQUATIONS SIMULTANEES DU PREMIER ORDRE A n FONCTIONS INCONNUES:
378. Méthode générale. — Soient // équations simultanées du premier ordre
définissant n inconnues yt , j'o, . . . , j'„ en fonction de x.
Nous allons voir que les intégrales générales de ce système sont
de la forme
JKi = 9i {or, Cl, Ci, ..., C„>
y 2 = ?2 ("^5 Cl, Ci, . . . , G/i),
r«= ?"^-^, Cl, G,, ..., Cn),
avec /i constantes arbitraires C,, C^, . . ., C„.
SYSTÈMES d'Équations DiFFÉntNTiELLES simultanées. 647
Pour cela, nous montrerons que l'intégration du système (5) se ramène à l'intégration d'une équation différentielle d'ordre /z, suivie d'opérations algébriques.
En effet, dérivons la première équation par rapport à x, en nous rappelant que y^. y-i^ .... Vn sont fonctions de x. Il vient
dx'^ dv dfi dx ' ' ' dy,i dx '
si, dans cette équation, on remplace les dérivées ~-> -^ ^ ••i -^r—
d- Yi du deuxième membre par leurs valeurs (5), on a, pour -7— > une
expression contenant uniquement .r, y,^ V27 • • • ? Xn •
Dérivant de nouveau cette équation par rapport à x^ il vient
d^yx àQf^ ()^i dyy (^Go dya
dx^ ()x àyi dx ' ' ' <)yn dx
et, en remplaçant -y- > -^ , • ••, -7-^ par leurs valeurs (5), on a
—^ =G-i(x,yuy2, ■••,yn)- On continue ainsi, de proche en proche, jusqu'à '
-^ =Gn{x,yi,y,, ...,yn).
On a ainsi le Tableau suivant :
/• dyy dx d'^y
dx ^ ^^ ^"^' •^'''^-' ■"' *^'''*'
Giix,yuy-i. •■', 7n),
-^ = Gn(x,yi,y„ ...,yn)^
Si, entre ces 7/ équations, on élimine les n — i inconnues y^^
6^8 CHAPITRE X\l.
)^;), . . . , Yni on obtient une relation de la forme
C'est là une équation différentielle d'ordre /i, définissant j', en fonction de x. En la supposant intégrée, on en tire
j^i = oi{x, Gj, G2, .. . , G„)-
Les (n — i) premières relations (7 ), dans lesquelles on remplace )', par cette expression, forment alors un système de n — 1 équations À /i — 1 inconnues j'o, j'u, . . . , y„ : la résolution de ces équations donne, par des calculs algébriques, san^ intégration nouvelle, j)'2, j^3, ..., yn en fonction de x et des n constantes C|, Go, ..., Ga-
Le système est ainsi intégré.
Remarque. — Il peut arriver, dans certains cas particuliers, que l'une des fonctions J'i, J'o, . . ., )„ vérifie une équation différentielle d'ordre moindre que /i] il figurera alors, dans l'expression de cette fonction particulière, moins de n constantes : mais il en iigurera d'autres dans les expressions de y^, Vg, . . ., y„, de façon à compléter le nombre /i de constantes arbitraires. En effet, on peut démontrer comme il suit que, dans tous les cas, il existe un système de fonctions j^^ , y^, . . . , )« de ./', véribant le système (5) et contenant, en tout, n constantes arbitraires.
379. Intégration par séries. — Reprenons • le système (5) et cherchons à l'intégrer par des séries de Mac-Laurin :
f yn =^ (yn )o + ( r'n )o ^ "H ( fn )'» 7^ "^ * " • '
OÙ ( rj)o5 {y\)oi {y'\)oi • • • ^^^^^ ^^^ valeurs que prennent j)^< et ses dérivées successives pour jc = o, etc.
Nous allons montrer que les coefiicients de ces séries sont des fonctions de n constantes arbitraires (j»)o7 (^2)0^ • • •? (y«)o- ^^
SYSTÈMES d'Équations différentielles simultanées. 649
suffit de le montrer pourri; le raisonnement est le même pour les autres fonctions. Or, tV après le calcul du numéro précédent, les
dérivées successives -^ , —^ , • • • sont des fonctions connues de dx cix-
^,y<,y27 • • -7^/0 et ce calcul peut être prolongé, de proche en proche, jusqu'à une dérivée d'ordre quelconcjue de y^. SI, dans ces expressions des dérivées successives de y^ , prolongées indéfiniment, on fait ^ = o, r,^= (^1)05 ^"2= (72)0^ • • • • J'//.= (j/Oo? on voit que toutes ces dérivées deviennent fonctions de (yi )o7
Les coefficients de la série, donnant j^,, sont donc fonctions des n constantes arbitraires (j'ijo? (^'2)0? . . •? (j'/^^o; ceux des autres séries sont fonctions des mêmes constantes. Si donc ces séries sont convergentes, elles définissent un système de fonctions vérifiant les équations et contenant n constantes arbitraires.
Ce raisonnement montre que, en général, les fonctions )-,, )'o, . . . , yn, vérifiant les relations (5), sont déterminées quand on se donne les valeurs
(ri)o, (r^^o, ..-, (r/2)o,
qu'elles doivent prendre, pour une valeur déterminée ^ = o de la variable.
On démontrerait, de même, en prenant des séries de Taylor procédant suivant les puissances de x — x^^ que les intégrales des équations (5) sont déterminées, quand on connaît les valeurs qu'elles prennent pour x = x^^,
380. Intégrales premières. — On appelle intê ivraie première d'un système d'équatious
^^ ^nU.yuy,. ,,.,yn).
une équation entre la variable indépendante ^,lcs fonctions inconnues J^i, Jo, . . ., r„ et une constanle arbitraire^ qui se trouve
65o CHAPITRE XXI.
satisfaite, en vertu des équations (.V). quelles que soient les valeurs initiales (yi)o-, (^2)07 ••,•7 (jV'«)o ({^^^ l'^^i^ donne aux fonctions inconnues pour jc = x^^.
Une intégrale première est donc une relation de la forme
*(^5 Vl, yi^ . . . , Jn, G ) = O.
On peut toujours imaginer cette équation résolue par rapport à la constante arbitraire G et l'écrire
(9) /(^, JKl, JK2. ...,7;^) = G.
Voici comment on peut vérifier immédiatement qu'une équation telle que (9) est une intégrale première. Pour que la fonction / reste constante en vertu des équations (5 ), il faut et il suffit que sa dérivée par rapport à ./' soit nulle :
par leurs expres-
Cette dernière condition ne contient alors que x, y^^ y^^ .-., y,i ' elle doit être vérifiée par tous les systèmes de fonctions satisfaisant aux équations ( 5 ) ; mais comme, dans l'intégration de ces équations, on peut, pour une valeur arbitraire Xq donnée à .r, prendre, pour j^, , j)'o, ...^y,f, des valeurs également arbitraires (y^)o^ (j'l»)o" •••' (y«)o« cette condition (10) doit être satisfaite quelles que soient les valeurs données à x^yi.y-2. ...,yn] elle doit être satisfaite idcnliqucnient .
Exemple. — Les équations
dyx
df df dy, ùf dy.^ dx ()yi dx ày2 dx
()y,i dx
ou, en remplaçant les dérivées -—■ , ' ^ ^ dx
dv.2
dx^ •••' P^
sions (5)
^ ^ ùx <)y, <)y^
àyn
d.rz
SYSTÈMES d'Équations différentielles simultanées. 65 i
admettent rintégrale première
En effet, différentianl cette relation, on doit avoir
dVi dvi ^ dy:i dx dx dx
ou. en remplaçant ces dérivées par leurs expressions (i i),
r:i-73 + J:3—Ji 4-7,— 72=0
ce qui a lieu identiquement.
De même.
est une autre intégrale première de ces équations différentielles.
881. Usage des intégrales premières. — Deux intégrales premières
i/i(^,ri,7-2, ...,7„) = C,,
) /2(-2?, Jl, J2, • • . , Yll) = C2
sont dites dislincfrs quand /^ n'est pas une fonction de f^ : autrement, il est évident que les deux relations (12) se réduiraient à une seule. Il est clair, par exemple, qu'écrire
/i=Gi, puis
fl = (^^ ou
sin/i = C3,
c'est exprimer un seul et même fait, à savoir que/i reste constant. Les deux intégrales premières (12) étant supposées distinctes, une troisième intégrale première.
fz{jc, y^,yi, ..., jK«) = C3,
est dite distincte des deux premières quand /j n'est pas une fonction de/, et/o; et ainsi de suite.
Ainsi, clans l'exemple précédent,
i ri H-r2^r3 = Gi,
sont deux intégrales premières distinctes. La relation
yi r2 -^ r-2 73 -^ r^ ri = G3
est aussi une intégrale première des équations (i i), comme il est aisé de le vérifier; mais elle 7i''est pas (Usiincle des deux précédentes, car on a identiquement
70^2^7273 -^70-1= -[(71-^^2-^ V3)2— (7f4-jKi-f-.rl)]: donc le fait que
yiy-i-^yiy^-^y-iyx
est constant résulte des deux relations (i3).
Picvenons au cas général. Si Ton connaît une intégrale première
(i4) /i(-^^7i'72, ..., r«) =- Cl
des équations différentielles (5), on peut simplifier l'intégration du système en diminuant d'une unité le nombre des fonctions inconnues. En effet, on peut, de cette relation ( i4), tirer yn en fonction de ^,JKi,y-*7 • • •- y'n-'i^ Va^x et C, ; en portant cette expression de yn dans les {n — i ) premières é([uations différentielles, on les transforme en un système de /i — ^ i équations simultanées h n — I inconnues J'i , jKi>. . . ., yu-K-
Si l'on connaît deux intégrales premières distinctes
/l<'-2', JKb72, •••, JK„) = G,,
/2(^, rivjKo, ..-. yn) = Co,
on peut en tirer y„, ety„ en fonction de x, y,, >'o, .... r//-^, ^i et Co. En portant ces expressions de y,i-\ et y,i dans les n — 2 premières équations différentielles (5), on les transforme en iiii système de n — 2 équations simultanées à /? - •>, fonctions inconnues j'i.y^, • • •' y,i-2-
Yx ainsi de suite. La connaissance de chaque intégrale première nouvelle sert à abaisser d'une unité le nombre des fonctions inconnues.
SYSTÈMES d'Équations différentielles simultanées. 653
Si Fon connaîl n intégrales premières distincles des éqiialions (5),
le système est intégré : de ces /i relations (i 5) on tireraj'i, y-2^ .... ^'ii en fonction de jc et de V^ constantes arbitraires C,. C^, .... Ca- Par exemple, pour le système
(lO
nous- avons trt)u\è deux intégrales premières
dx
dy-i dx
= y-s-yi
dy%
dx