II. - INTÉGRALES DANS LESQUELLES UNE DES LIMITES EST INFINIE
135. Définition. — Soit une intégrale de la forme I = / f{x)dx.
Celte notation n'a aucun sens par elle-même, car jusqu'ici nous avons donné toutes les définitions en supposant les limites linies. Pour voir si l'on peut attribuer un sens à l'intégrale considérée, on considère l'intégrale auxiliaire
où la limite supérieure est finie. Puis, dans cette intégrale, on fait croître h indéfiniment. Alors deux cas se présentent :
i" Si l'intégrale / f(^x)dx tend vers une limite quand b aug-
mente indéfiniment, cette limite esl^ pai' définition, la valeur de l'inléiirale
f(x)dx.
'jy Si l'inlégrale / /(^) dx ne tend vers aucune limite quand 6 augmente indéfiniment, soit qu'elle devienne infimie. soit qu'elle
devienne indéterminée^ on dit que la notation
f^f{x)dx
n'a aucun sens ; ou encore on dit, suivant les cas, que l'intégrale
j f{x)dx
est infinie ou indéterminée.
Exemples. — T. Soit
/ ' e-^ dx .
Considérons l'intégrale auxiliaire
comme on le voit immédiatement, en remarquant que l'intégrale indéfinie est — e~^\ Quand b augmente indéfiniment, e~^ tend vers zéro. L'intégrale auxiliaire tend donc vers la limite i; on a alors
e-^ dx = I .
Géométriquement, si Ton construit la courbe
qui est asymptote à O^, notre raisonnement montre que l'aire comprise entre la courbe, Taxe Oy et l'asymptote O^ est finie et a pour valeur i .