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INTÉGRATION PAR SÉRIES

345. Lorsqu'on ne peut intégrer exactement une difrentielle F(x)clx^ on peut se proposer de développer son intégrale en séries: et pour cela on développera d'abord la fonction F (x). Soit donc

(i) F(a:) = £/o-f- «,-+- Wj-+- ... -H a„-h.. .,

et admettons que cette série soit convergente, sans quoi elle ne pourrait remplacer aucune fonction.

Soient 5„ la somme des termes jusqu'à u„ inclusivement , et /•„ le reste de la série, qui tend vers zéro à mesure que n augmente. On aura

Intégrons les deux membres de cette équation entre deux valeurs quelconques Xq et X , nous aurons

I F{x)£/x= 1 Sndx -^ 1 r„dx;

et puisque r„ tend vers zéro, j Vndx lend aussi vers zéro ; donc

(2) / F(x)d:ar = liiii / s^dx = j u, «Lr-hl u, dr + ...,

OU , en remplaçant X par x ,

fF (x) dx 2= I Mo rfj? H- . . . .

L'équalion subsistera évidemment en prenant les intégrales indéfinies

f¥{x)dxz=:fu^dx-\'

346. Si la série (i) n était pas convergente, pour la limite X, on pourrait craindre que la formule (2) ne fût inexacte-, mais nous allons voir qu'elle subsiste encore, pourvu qu'elle soit convergente. En effet, elle est démontrée pour toute valeur de x comprise entre x© et X ^ c'està-dire que l'on a pour ces valeurs

px px pjp

I Y {x)dx -=2 I «0 ^-îP -H . • "+- / Undx-\'... y

Jx^ Jx^ Jx^

Or la limite de la somme des termes du second membre est une fonction déterminée de x, puisque la série des in-r tégrales est supposée convergente, même pour la valeur X. Si donc on fait tendre x vers X, les deux membres de Féquation tendront chacun vers une limite, et ces limites ne peuvent être inégales. Donc

XX /» X /* ^ ¥{x)dx=z 1 u^dx -h I Uidx-h

La même démonstration se ferait pour la limite Xo > et même pour toute valeur intermédiaire, pour laquelle la série (i) cesserait d'être convergente, sans que la série des intégrales cessât de l'être.

347. La fonction F (x) peut quelquefois être dévelop* pée de bien des manières différentes en séries convergentes : on choisira celle qui conviendra le mieux à la question. Si on la développe suivant la formule de Mar • claurin , on aura

F(:t) = F(o)4-F(o)x-+-F"(o) — H-.-.-hF^Co)— ^^^-H..., ^ ' ^ ^ ^ ' ^ ^ I . a ^ ' 1 . 2 . . . m

et , par suite,

.(3) rF(:c)rfar===CH-F(o)x4-F'(o)— -hF''(o)--^-+-...-hF"^o) — f^tL + J ^^1.2 ^'1.2. 3 ^ ^ i.2...(m-»-i)

Il est facile de reconnaître que ce second membre n'est autre chose que le développement de /F {x)dXj d'après la formule de Maclaurin : C représente la valeur arbitraire de cette fonction pour x = o.

Si Ton veut connaître l'erreur commise en s' arrêtant

à un terme quelconque F""* (o) > dans la se-

rie (3), il suffira de multiplier -^ ; par la dérivée de Tordre (n-f-i) de la fonction /F (x) ûfr, en donnant à x dans cette dérivée une valeur 6x intermédiaire entre o et x. C'est la règle connue dans le cas de la formule de Maclaurin, dont l'équation (3) est l'application à la fotiction /F (x) dx. Si donc on désigne par h la plus grande valeur de F° (x) quand x passe de o à x , l'erreur commise en s' arrêtant au terme qui renferme x"

sera moindre que -, c

348. On pourrait développer la fonction /F (x) dx par la formule de BernouUi , qui donne pour une fonction quelconque y y

dy x^ d^Y x^ d^Y

^---^'^ dx l.T^dx'^ 1.2.3 dx' "'

Yo étant la valeur de y correspondant à x = 0. Si Ton

suppose

jr = fF(,r)dx, et r.~C, on aura

(4) Jf(^:

^ ' 1.9.^' I . a . 3 ^ On obtiendrait cette même, formule en intégrant par parties la diflércnliclle F (x) dx. En effet, on aura successi-

vement :

/f (a:) rfa? = X F (x) — jxF' {x)dx ,

fxr (a:)dx = ^ r [x) -f^ F" W ^^ ,

r^F"(a:)rfx = -^F''(x)- r-J^F'"(x)c/x.

Si, eu continuant indéfiniment ces intégrations , la dernière intégrale tend vers zéro, on aura, en faisant les substitutions et ajoutant la constante arbitraire,

F(x)rfx=C-+-xF(x) — — F'(x)-h— ^F"(x}-...,

ce qui n'est autre chose que la formule (4).

349. Lorsque la fonction F {x) esl le produit de plusieurs facteurs , on peut se borner à développer l'un d'eux en série, pourvu que les autres facteurs multipliés par les divers termes de cette série donnent des produits inté^ grables.

Soit, par exemple, la différentielle

(Le

\ax — x^ ^i — bx

qui se rencontre dans le calcul du mouvement du pen-

dule. On peut développer (i — bx) * si l'on suppose bx <^\^ abstraction faite des signes , et Ton aura

Substituant ce développement dans la différentielle proposée , on aura à intégrer des termes de la forme

x^dx \ax, — .r'

expression que nous avons intégrée dans la théorie des différentielles binômes.

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350. L'intégration par séries peut servir à faire connaître les développements des fonctions dont on sait développer les dérivées.

Ainsi , par exemple , la dérivée de arc sin x est .

dont le développement est •

donc

IX* 1 .3 j:* 1 .3.5 j?'

arc sin a? = C H- X -f- - -5- H 7 -= H j—tz h . . . .

Mais il faut remarquer que le radical ayant été pris positivement , on suppose que Tare et le sinus varient dans le même sens. La.formule ne s'applique doiic pas aux arcs

compris entre - et tt , mais elle convient aux arcs com-

TT

pris entre o et H — y elle conviendrait de même aux ares

entre o et • Elle doit, par conséquent , être satisfaite

quand on y fait x = o, et ^ par suite, C doit être nul 5 on a donc

IX* 1 . 3 X* 1 . 3 . 5 x'

arc smx = X -+- - -=: H 7 -^ -+ 7-^ h

Le développement de . n'est plus convergent pour

:r = i; mais, comme la série des intégrales ne cesse pas de l'être, la formule précédente représente arc sin Xj mêm^ lorsque x= i^ On a , pour cette valeur particulière ,

ir II I .3 I I .3.5 I

Mais cette série serait trop peu convergente pour servie à calculer tt.

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