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Le T et Téquerre. — Nous étudierons d'abord

BOORLET. — ÉLÉHEKTt DE GifOM. 2

le plus simple des déplaceiuenls qui est la translation

recliligne. Pour en avoir une idée bien nette nous ferons quelques expériences avec deux instruments de dessin qui sont le T et Téquerre.

Le T se compose (fîg. 17) d'une règle, assemblée par un bout avec une plaquette plus épaisse ou traverse, La différence d'épaisseur entre la règle et la traverse ne se voit que sur une face.

L'équerre est une planchette triangulaire (fig. 28) munie d'un trou (œil de l'équerre) qui en facilite le maniement.

41. — Translation recliligne. — Première expérience. ~ Prenons une planche à dessin P (fîg. 29) et plaçons sur cette planche un T

de façon que la partie saillante de la traverse s'appuie sur le bord gauche D de la planche. Nous pouvons alors faire glisser le

T sur la plan- Fig.^S.- Équerres.

che de façon que la traverse glisse le long du bord D. Ce

THANSLATION. — PARALLÈLES. i»

mouvement du T est un mouvement de translation rectili-

gne.

Si Ton a dessiné une figure, un triangle par exemple, sur la règle du T, cette figure sera entraînée avec le T et,pour deux positions Tj et Ta de rinstrument, le triangle occupera deux positions successives Fj et Fj. Nous dirons que F, se déduit de F^ par une translation rectiligne de glissière D.

Seconde expérience. —

Fig. ag.^ Translation d'un J,

Sur une planché à dessin plaçons une règle plate que nous maintiendrons fixe à la maiti ; puis posons sur la plancha une équerre de façon que Vun de ses côtés soit appuyé sur Tun des bords D de la règle (fig. 3o).Nous pourrons alors faire glisser Téquerre le long de la règle et le mouvement réalisé sera encore un mouvement de translation rectiligne. Si nous découpons dans l'équerre une figure, elle sera en-

Fig. 3o. — Translation d'une équerre.

traînée avec Téquerre et, pour deux positions £i, E, de rinstrument, la figure, occupera deux positions F, et F,. Nous pourrons d'ailleurs avec un crayon tracer, à travers l'ouverture, les contours de ces deux figures sur la plan< che. Nous obtiendrons ainsi deux figures F| et F,, tracées sur la planche, et nous dirons encore que Tune se déduit de Tautre par translation.

Remarque. — Pour bien se familiariser avec le mouvement de translation, les élèves devront exécuter eux-mêmes les expériences

Srécédentes 11 est recommandé de leur faire construire, à cet effet e fausses équerres en carton ayant une forme triangulaire arbi- ' traire.

42. — Définition. — Dans les deux expériences précédentes nous avons eu affaire à :

1* Un plan fixe P (la planche à dessin) contenant une droite fixe D (le bord de la planche ou celui de la règle) ;

2° Un plan mobile p (la règle du T ou le plan de Téquerre), contenant une droite d tracée dans ce plan (la cannelure de la traverse ou le bord de Téquerre) et mobile avec lui.

Dans les deux cas le plan mobile p glisse sur le plan fixe P de telle sorte que la droite d glisse sur la droite fixe D. Ceci conduite la définition générale suivante :

Soit P un plan fixe et D une droite fixe tracée dans ce plan. Imaginons un second plan p et une droite d tracée dans ce plan. Plaçons le plan p sur le plan fixe P de façon que la droite d coïncide avec la droite D. Nous pourrons alors faire glisser le plan mobile p sur le plan fixe P de façon que la droite d, appelée gllsslén^ mobile, glisse sur la droite D, appelée glissière fixe ; nous réalisons ainsi un mouvement de translation reetlligne.

Considérons une figure f tracée dans le plan mobile p. Lorsque ce plan, passe successivement par deux positions, la figure f occupe successivement, dans le plan fixe P, deux positions F, et F^. Nous dirons, que F, &e déduit de Fj par une translation.

Nous dirons encore que Fj et F, sont deux figures homo-

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