‹ Éléments de la théorie des fonctions elliptiques (volume 3)Chapitre 62 sur 90 · LXXX · texte numérisé non relu

LXXX

( (4) îL'= Q3 /ei— E3.

On sait, dans chacun des six cas du Tableau (XXe), exprimer y/fi, — E3 au moyen de y/e2 — 63 , y/e, — e^ , \Je^ — Ci ; on pourra donc exprimer L et L' au moyen de K, K', A", k' . Le Tableau (XLVIi) donne, d'autre part, les valeurs de <p(t), <|'(t) au moyen de »(t:), <|^(t), et, par suite, les valeurs de /= 'f '(t), /'= ^^(t) au moyen de ^=(p^(x), A-'=f'(T).

Plaçons-nous dans un cas particulier, par exemple dans le cas 0" du Tableau (XXg), où X=3, jj. = 2, v = i; «^ o, 6^1, c ^ I, 0?^ o (mod. 2). On a alors (XX7)

v/ei— Es = i(— 0 ^ s/ei—Ci,

a + b—\ V/Ei— E2=t(— 0 ^ /«2— ^3,

et, en consultant le Tableau du n° J87 ou le Tableau (XLV[, ),

cd ab

on a donc aussi

h = i{-i) 2 [aK-hbiK'\,

iL'= i(—i) 2 [cK-hdiK'].

D'après la formule (LXVII,) et en tenant compte du Ta-

bleau (XX7), on a d'ailleurs

Ly/Ei— E3 J^

i(m, l) = v/ei — E3'-

= /ei — E3

\-f— iQi^Qsl

LvEi— E3 J

s/ei — ^3 u .

Vei— E3 V^ei — 63 ■ ' ^

(Yi

"iii ''h

/El— E3 V'^l — ^3

ty/ei — g3j

d'où finalement en distinguant deux cas, suivant que l'on a /> ^-t- I ou que l'on a 6 ^ — i (mod. 4), et en faisant usage des formules (LXVII,o, LXXIIO,

sn(u, l) — i

sn -

u en -:

On irouve de même, dans ce cas 5° du Tableau (XXg),

cn(M, /) =

en -:

dn

dn(M, l) =

u en -:

Ce cas 5° présente un intérêt particulier. Il donne les formules qui permettent de passer du cas où l'argument u est purement imaginaire au cas où l'argument u est réel; A' est alors remplacé par ± k'.

On observera que les fonctions sn(M, A"), sn(M, /) vérifient respectivement les équations différentielles

g=(,-^.)(,-Av'), ^!=(i-^')[i-(>-'^')7'i-

198 CALCUL DIFFÉREMIEL.

On est ainsi amené à cette proposition, que le lecteur vérifiera sans peine : Si une fonction cp(w) satisfait à la première de ces équations, la fonction

satisfait à la seconde.

322. Les calculs se font, dans chaque cas, avec la même facilité. Les résultats sont consignés dans les deux Tableaux qui suivent, que nous avons séparés pour la commodité de l'impression :

le premier donne les valeurs de /, /' et du facteur ^rj = ' ^ ^

par lequel il faut multiplier aK+ biYsJ ^ cK + di¥J, pour obtenir L et ?L'; le second donne les expressions de sn(«, /), cn[u, l), dn[u,l); chacun des six cas des deux Tableaux correspond aux six cas du Tableau (XXe).

(LXXXg)

ah (—1) 2 l^'

rt — 1 (-,) 2

cd

ab

ni,

ii-1) 2 A

(LXXXe)

sn {u,l).

cn(?<, l).

dn{u,l).

snu

en M

dnif

dn y7 k

dn^,

dn^,

A" sn j

dn-^.

sn^77

iA-

en T7-,

îA'

dn" ik

en TT-, ik

u sn -r

u en -r

en -T

dn^ t

u en —

iA-

dn — jA

en -77lA

dn -77ik

On observera que dans les deux cas i° et 3°, c'est-à-dire lorsque c est pair, la fonction sna se transforme en une fonction de même nature.

323. Lorsque c est un nombre pair, on voit sur le Tableau (XXe) que v est égal à 3 et sur le Tableau (XLIIg) que m'" = d et que, par suite (XLII7), on a

On a donc, en divisant membre à membre la première et la

quatrième des formules (XLII),

2r4(v|T) Sr4((.|T) '

Dans les notations de Kronecker, cette relation se présente sous la forme

El ( ^ , , ^^^UeiC^, i\rT-'^-'^\

yia + -lo-z 'xa-\-%bi) \i %)

En posant

et en remplaçant v et x par 2P et 2t, on a donc

El

/JL^, L±|l) =El(., .),--ôr.n-8-,

OÙ a, [3, Y, S sont quatre entiers dont le second ^ est pair et qui sont liés par la relation a8 — j^y = i . Cette formule est d'ailleurs équivalente à la suivante :

(LXXX7) El[(û — pT)p,T] = E1(P, x)i-Sy+2y+5-i,

OÙ l'on a posé

c'est la formule de transformation linéaire de la fonction elliptique El, pour p pair, sous la forme dont Kronecker a fait usage.

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