On appelle fraction continue une expression de la forme
aj-f-
Un
«2? • • • j ûJ„ étant des nombres enûers positifs. Quant à a<, c'est un entier positif, négatif ou nul.
Nous représenterons aussi cette expression par la notation plus simple [tZ], a2j • • • > ^/t]-
87. Toute fraction continue est égale à un nombre commensurable, car si l'on considère les nombres
le dernier de ces nombres n'est autre que j^. Or, le premier de ces nombres étant commensurable, le second ^2 l'est aussi, puis y», et ainsi de suite.
Réciproquement, tout nombre commensurable est égal à une fraction continue et à une seule.
En effet, soit un nombre commensurable ^', cherchons à déter-
miner des entiers «i, «2, . . . , a« positifs à partir du second, de façon que
Oa-h.
On voit que ^ doit être égal à a< plus un nombre positif plus
petit que i. Donc a^ est le quotient à une unité près de A par B. a^ étant ainsi déterminé, on tire de l'égalité (8)
A — Bai «3-
an
FHACTIONS GONTIIVUBS. 4^
Or, at élant le quotient de la division de A par B, le nombre A — Bui en est le reste; appelons-le r^ On a donc ,
ri ai-
de sorte qu'on est ramené à réduire en fraction continue le
nombre — •
eza est le quotient de la division de B par r, à une unité près, et si l'on appelle rj le reste de cette division on a
— = ajH
et ainsi de suite.
En définitive, les nombres a<, a2, . . . sont déterminés par une suite d'opérations qui est la même que celle qui sert à trouver le plus grand commun diviseur de A et de B. Cette suite d'opérations amène à deux nombres dont la division se fait exactement.
Soient r„2 et r„< ces deux nombres. On a
rn-i
et
an
Exemple : Soit le nombre ^« On a à efTectuer les opéra-
tions suivantes :
d'où
ID