‹ Élements de mathématiques supérieuresChapitre 130 sur 191 · INTÉGRATION DES DIFFÉRENTIEXLES TOTALES · texte numérisé non relu

INTÉGRATION DES DIFFÉRENTIEXLES TOTALES

Nous allons montrer que cette condition, que Ton appelle condition d'intégrabililé, est suffisante, et nous déterminerons, lorsqu'elle est remplie, toutes les fonctions répondant à la question. Nous allons déterminer d'abord les fonctions satisfaisant à la première des deux conditions (2) ; nous exprimerons ensuite qu'elles satisfont à la seconde.

Toutes les fonctions dont la dérivée par rapport à x est égale à l'expression P(x, y) sont les fonctions primitives de cette expression, où X est considéré comme seule variable et y comme constant; d'après ce que nous avons dit au n^ 330, nous obtiendrons une de ces fonctions primitives en prenant l'intégrale définie de la fonction P(x, y) par rapport à x entre les limites a et x, a étant une valeur fixe arbitraire ; toutes les autres ne différeront de cette intégrale que d'une quantité indépendante de x, mais pouvant contenir y ; nous aurons alors comme expression générale des fonctions F(a;, y) satisfaisant à la première condition

(|p(y) désignant une fonction arbitraire de y.

Nous déterminerons cette dernière fonction par la seconde condition en écrivant que la dérivée de F(x, y) par rapport à y est égale à Q(x, y); nous obtiendrons la dérivée de l'intégrale qui entre au second membre de la dernière relation en prenant la dérivée de la fonction P(a;, y) sous le signe d'intégration (n** 353) ; nous devrons donc avoir

La relation (3) étant supposée remplie, nous pouvons remplacer — par -~ dans l'intégrale qui entre au second membre ; mais l'in-

tégrale indéfinie par rapport à x de -~^ est la fonction Q elle-même ;

ox

nous avons donc

en remplaçant par cette valeur le premier terme du second membre VocT. — Math. sup. 37

978 QAlcui inriGi^AL

do l'équation (4), qou8 aurons, pour déterminer (p(j/), la condition

ou bien

Nous concluons de là que ^ (i/) est une fonction primitive de Q(a, y); pour plus de symétrie, nous la représenterons par une intégrale définie prise entre les limites b et y, b étant une quantité fixe arbitraire qui joue le rôle de la constante d'intégration ; nous aurons de cette façon

Nous voyons ainsi qu'il existe une solutioa du problème, dont Texpression générale est

toute autre solution ne diffère de celle-là que par une constante, caria différence centre deux solutions a une différentielle totale nulle et elle est par suite une constante indépendante de a? et de y-

La fonction ¥{x, y) ainsi obtenue semble dépendre de deux constantes a et b\ en réalité elle ne dépend que d'une seule constante, qui renferme à la fois a et 6 ; on peut en effet démontrer que le second membre de la relation (5) se met sous la forme 4^(a;, y) — ^(a, 6), et ne renferme par suite qu'une seule constante 4(a, b).

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