‹ Éléments de méthodologie mathématique à l'usage de tous ceux qui s'occupent de mathématiques élémentaires. Comprenant: I⁰ Des considérations générales sur les mathématiques élémentaires et leur enseignement; 2° un résumé raisonné des théories arithmétiques, algébriques et géométriques; 3° un exposé des méthodes et des procédés de demonstration et de résolution des questions élémentaires de mathématiques; 4° l'application de ces méthodes à plus de 500 questionsChapitre 184 sur 328 · IV. Déterminer les maxima et les mtnima de la fraction · texte numérisé non relu

IV. Déterminer les maxima et les mtnima de la fraction

X» — ia? +- 4 a:2 — 5a? -+- 4 '

Cette fraction, égalée à y, donne l'équationdu second degré

en X ,,. ar* — 4x-h4

qui, mise sous la forme entière, s'écrit

Pour que cette équation ait ses racines réelles, il faut et il suffit que roD ait (Sy — 4)« — 1 6 (y — i)* > 0, ce qui revient à j/(9j/ — 8) >,0.

Cette inégalité du second degré, dont le premier membre

g s'annule pour les deux valeurs y = 0 et y = — « ne peut

être satisfaite que pour les valeurs de y inférieures à 0 ou

supérieures à -^ • Il s'ensuit que 0 est un maximum^ que

-^ est un minimum, et qu'il y a, d'après Téquation (2),

deux valeurs réelles et distinctes de x pour lesquelles y prend

toute valeur inférieure à 0 ou supérieure à -^ . Mais pour

chacune de ces deux dernières valeurs de y, celles de x devien-

neut égales. On les calcule en remplaçant y successivement

g par ces deux valeurs û et --- dans Tex pression

que donne Téquation (2) quand y atteint son minimum ou son maximum, c'est-à-dire lorsque le discriminant de Téquation s'annule.

On obtient 2' = 2 et x' = ~ 2.

Ainsi la fraction donnée prend une valeur minima égale g à — pour a: = — 2 et une valeur maxima égale à 0

pour X = 2.

Etude des variations, — Comme dans la question précédente, on peut avec ces résultats étudier les variations de cette fraction lorsqu'on fait croître ar de — oo à h- oo .

Pour cela, on procède de la même manière^ c*est-à-dire qu'on cherche les valeurs de x qui annulent le numérateur et le dénominateur de cette fraction.

Ces valeurs sont, pour le trinôme numérateur, la racine double +2 et pour le trinôme dénominateur les racines -+-4 et 4-i.

Si Ton range maintenant par ordre de grandeur croissante les quatre valeurs remarquables de x trouvées, en y ajoutant les valeurs — oo et -h oo , on a la série de nombres

— 00, —2, i, 2, 4, -hoo,

qui sert à déterminer^ au moyen de la fonction (1) mise sous la forme

et les valeurs correspondantes de t/, et le sens de sa variation dans chacun des intervalles limités par ces valeurs, lorsque X croît de — oo à -h oo .

Le tableau suivant résume la discussion :

décroît

•+• ^ (minimum)

croit

-hl

nri

croit

0 (maximum)

décroît

décroît

-ht

En représentant graphiquement ces variations, on obtient la courbe [fig. 19) située partie au-dessus de sa valeur ininima en À et partie au-dessous de sa valeur maxima en B. Deux

Fijç . 19.

de ses branches infinies sont asymptotes à la droite menée parallèlement à Taxe des x à une distance y = +1, et les quatre autres sont asymptotes deux à deux aux parallèles menées à l'axe des y à des distances oti = + 1 et X2 == + 4.

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