‹ Éléments de méthodologie mathématique à l'usage de tous ceux qui s'occupent de mathématiques élémentaires. Comprenant: I⁰ Des considérations générales sur les mathématiques élémentaires et leur enseignement; 2° un résumé raisonné des théories arithmétiques, algébriques et géométriques; 3° un exposé des méthodes et des procédés de demonstration et de résolution des questions élémentaires de mathématiques; 4° l'application de ces méthodes à plus de 500 questionsChapitre 53 sur 328 · Oivision · texte numérisé non relu

Oivision

181. Pour établir la relation qui peut exister entre Terreur relative du quotient de deux nombres approchés et les erreurs relatives de ces deux nombres, désignons par N et N' les deux nombres exacts et par e et e^ leurs erreurs absolues respectives, N étant le dividende et N' le diviseur.

Dans tous les cas, que le dividende et le diviseur soient ou

non approchés dans le même sens, l'erreur absolue du quo-

N'e -H Ne' tient (172) est toujours moindre que j^, — -^ . îl s'ensuit que

Terrear relative de ce quotient est toujours inférieure à

S'e -4- Ne' N

jzr, — 7^ ' TTT ' En donnant à cette expression la forme

(a — ey N

nous remarquons que le dénominateur, quoique

infériearàruoité,enest très peu différent, — étant une quan-

lUé généralement très petite par rapport à 1 ; de sorte que l'ex-

e e^ pression considérée est sensiblement égale à tt -i- ^r;? • Mais

comme on ne fait usage dans le calcul que des limites supérieures <?i et e'i des erreurs absolues e et e\ on peut donc dire, en général, que Terreur relative du quotient est moindre

que 1-^ÏL.

Ainsi, l'erreur relative du quotient de deux nombres approchés

OU non dans le même sens est généralement inférieure à la somme des erreurs relatives de ces nombres,

182. Question I. — Deux nombres susceptibles d'une approarimation illimitée étant donnés^ combien faut-il prendre de chiffres exacts dans chacun d'eux pour obtenir leur quotient avec m chiffres exacts ?

Par un raisonnemeni analogue à celui que nous avons appliqué à la question correspondante de la multiplication, on démontre qu avec (m + 2) chiffres exacts dans chacun des deux nombres on obtient toujours le quotient demandé.

183. Question II. — Deux nombres qui contiennent au moins m chiffres exacts étant donnés^ avec combien de chiffres exacts peut-on obtenir leur produit ?

Comme pour la seconde question de la multiplication, on démontre qu'on peut compter au moins sur (m — 2) chiffres exacts.

Page 1