CHAPITRE II
20. On conçoit que les expressions algébriques, qui représentent des nombres, soient susceptibles d*ôtre soumises aux mômes opérations de calcul que les nombres eux-mêmes, c'està-dire qu'on puisse les combiner entre .elles par voie d'addition, de soustraction, de multiplication et de division, qu'on puisse en former des puissances et en extraire des racines ; toutefois, comme les nombres qu'elles représentent ne sont pas exprimés, on ne peut effectuer ces opérations, comme on les entend jusqu'ici, mais on peut les indiquer et transformer l'expression résultante en une autre équivalente : c'est en cela que consistent les opérations algébriques, dont l'étude fait l'objet du présent chapitre. i
§ I. ^ Addition.
21. DéfiQitlon. — L'addition algébrique a pour objet de former une expression algébrique, la plus simple possible, dont la valeur numérique soit égale à la somme des valeurs numériques de plusieurs expressions algébriques données, quelles que soient les valeurs particulières attribuées aux lettres qui entrent dans ces expressions.
Comme les expressions algébriques se présentent sous la forme de monômes ou de polynômes, nous considérerons les deux cas suivants dans l'addition algébrique.
22. Addition des monômes. — Pour additionner plusiew^s monômes^ on les écrit à la suite les uns des autres en les sépa-
rant par le signe -f-. Le polynôme résultant est la somme des monômes considérés.