CHAPITRE II LES D1VV]RSES CATÉGORIES D'ENSEIGNEMENT
L'enseignement, avons-nous dil, doit être adapté à la siluati(m, au développement intellectuel et aux besoins de ceux (jui le reçoivent; or, rien n'est plus varié. En effet, certains enfants sont instruits dans leur famille et d'autres dans les écoles où, suivant une organisation déterminée, un maître donne ses soins à un groupe plus ou moins nombi'eux d'élèves; beaucoup ne peuvent acquérir que les connaissances indispensables^ mais d'autres poursuivent, après la scolarité légalement obligatoire, leur préparation aux carrières industrielles, commerciales ou agricoles; enlin une élite, qui se destine aux professions libérales, est initiée aux études supérieures : de là, diverses catégories d'enseignement, que l'on a désignées par les noms de formes , régimes et def/rés.
Les formes, les régimes el les degrés d'enseignement , ainsi que leur réglementation administrative, varient d'une contrée à l'autre. Or, d'après le plan de notre ouvrage, nous ne voulif^os pas nous en tenir à des généralités, et cependant nous ne pouvions guère exposer la législation scolaire appli(iuée en
^ Ci'. I" Partie, p. 12-1 i. — La préoccupation de « christianiser » l'enseignement était dominante cliez nos anciens Frères. Des preuves nombreuses pourraient être citées à l'appui de celte thèse, car nos archives renferment des notes de cours fort intéressantes à ce point de vue. En particulier, un manuscrit de 190 Tpsiges, Abrégé des Éléttiefits de la Rhétorique (Saint-Ton, J782), emprunte une grande partie de ses exemples à « M. lîossuel. M. Fléchier » et aux trasédies sacrées de " ^L lîacino ».
Belgique, en Italie, on Autriche, en Espagne, en Angleterre et en Amérique : nous avons donc emprunté les détails de l'organisation de l'enseignement aux lois et aux usages de France, laissant à chacun le soin d"y substituer les règlements en vigueur dans le pays où il exerce.