III. - PROCÉDÉS COLLECTIFS
Nous appelons procédés collectifs^ des exercices oraux ou écrits, faits par un groupe d'élèves travaillant simultanément et pour ainsi dire avec le même rythme.
Procédés collectifs oraux. — Les procédés collectifs oraux conviennent aux jeunes enfants : ensemble, on les fait épeler, syllaber, lire ; ensemble, ils apprennent de courtes poésies, des leçons, la table de multiplication; ensemble, ils effectuent au tableau des opérations sur les quatre règles.
De tels exercices, employés avec modération, mettent de l'entrain dans les - petites classes », car ils stimulent les élèves indolents ou distraits, et sont, pour les mémoires ingrates, d'un très utile secours. Ils conviennent particulièrement aux classes élémentaires trop nombreuses pour ([ue le maître puisse, chaque jour, faire lire et calculer chacun des élèves; mais ils ne sauraient, sans de graves inconvénients, se substituer d'une manière permanente aux interrogations individuelles. Pendant les exercices collectifs, il est nécessaire que les enfants s'expriment à mi-voix, avec ensemble et sans chanter ; autrement ce n'est plus qu'une soi'te de mélopée routinière et endormante, ou une cacoj^honie qui favorise le désordre.
Avec des élèves plus avancés, on s'en sert parfois dans les leçons de langues vivantes et les exercices de déclamation.
Procédés collectifs écrits. — La dictée est le plus habituel des exercices collectifs écrits. Quant au procédé de correction
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collective, il peut être appliqué de temps en temps à l'arilhmétique, à l'analyse, aux exercices grammaticaux ou iexicologiques et au dessin. Le maître dicte la phrase à écrire, l'opération à faire, le problème à résoudre, le verbe à conjuguer, ou bien indique le texte dont il faut relever les mots appartenant à telle partie du discours, etc.; les élèves travaillent aussitôt sur leur ardoise, et dès qu'ils ont terminé, ils la retournent sur la table : à un signal donné, lorsque l'ensemble de la classe a résolu la question, les ardoises sont relevées et tenues de façon que les résultats soient rapidement vérifiés par le maître ou par des écoliers chargés de ce soin.
Voici comment on procède en plusieurs classes, pour les problèmes et pour les exercices de langues vivantes. Après avoir dicté un problème à résoudre, le maître laisse un temps suffisant pour le faire ; à un signal donné, les élèves posent la plume et le problème est expliqué au tableau noir : ceux dont la réponse est exacte, la font constater par le professeur ou par les élèves chargés de ce contrôle. Un trop petit nombre d'écoliers ont-ils réussi le problème, on en donne un autre de même nature ; et l'on peut continuer jusqu'à ce que la plupart aient une solution juste. — On dicte une phrase à traduire en langue étrangère ; après quebjues instants, la phrase est corrigée au tableau, et les élèves font contrôler leur travail, dont ils ont souligné les fautes. Ils corrigent ensuite cette première phrase, puis en traduisent de même une seconde et une troisième, etc. On attribue un certain nombre de points à chaque phrase correcte et l'on diminue le total d'un point pour chaque fant^.
Le maître peut employei- divers moyens pour vérifier ou contrôler le travail de ses élèves. Les principaux sont : l'in-
terrogationet larécitalion, la correction des devoirs, les compositions, les concours et les examens.