IV. - EXAMENS
Les examens que subissent les élèves sont intérieurs, c'està-dire organisés dans l'école et par l'école elle-même, ou publics, c'est-à-dire présidés par un jury qui lui est complètement étranger.
Examens intérieurs. — Les examens intérieurs sont trimestriels, bitrimestriels ou mensuels; ils sont plus fréquents pour les jeunes enfants.
Les résultats qu'un directeur d'école peut attendre d'un bon système d'examens sont considérables, s'il est bien appliqué : le souci de réussir dans les compositions écrites et de répondre aux questions de l'examen oral maintient parmi les élèves une grande ardeur au travail pendant la période de préparation ; la présence de professeurs étrangers à la classe, parmi les examinateurs, fait acquérir aux enfants de l'assurance et les dispose à se moins troubler devant les jurys ; enfin les examinateurs jugent non seulement les progrès des enfants, mais la méthode des maîtres auxquels ils peuvent donner des avis très utiles.
Il est d'usage, dans certaines maisons, d'instituer en juillet des examens généraux, ou examens de passage, qui servent à fixer la liste des élèves pouvant, à la rentrée suivante, être changés de classe ; ils consistent surtout en épreuves écrites.
Examens publics. — Les examens publics doivent être, pour les élèves, l'aboutissement normal des études. Si les programmes sont bien répartis entre les classes, s'ils sont ensei-
gnés avec soin dans chacune et si les enfants ne « sautent » pas de classe, surtout dans les premières, l'examen final ne nécessite pas un «chauffage » excessif, fort préjudiciable k l'enseignement.
La perspective d'un examen à subir devant un jury, officiel ou non, et l'espoir de conquérir un diplôme, si modeste soit-il, stimulent singulièrement les écoliers, surtout à une époque de l'année où la température et la fatigue les portent à l'indolence. Il ne serait peut-être pas téméraire d'ajouter que, si le programme de l'examen est bien conçu, cette sanction exerce parfois une heureuse influence sur l'enseignement des professeurs, quelle circonscrit en des limites déterminées. Mais un résultat opposé se produit, quand on sacrifie aux chances de l'examen la formation intellectuelle des élèves et quand on présente devant les jurys des candidats trop jeunes. La préparation à un examen sérieux est donc un excellent objectif à proposer aux élèves, mais à la condition qu'elle ne soit ni hâtée, ni hâtive. De plus il ne faut pas^ sous prétexte de concours et d'examens publics, négliger les dernières divisions d'une classe pour s'attacher trop exclusivement à la préparation de quelques candidats.