PRINCIPES GÉNÉRAUX
ies ressources de leur nature, et à seconder en eux l'action de la grâce.
L'adolescence. — Cette période de l'éducation répond ù une transformation physiologique et morale de l'enfant. L'adolescent pense et agit plus personnellement; il obéit moins que dans l'enfance aux impulsions spontanées de l'instinct. Ses aptitudes intellectuelles s'accusent, ses goûts se prononcent pour tel ou tel genre d'études, la vocation se manifeste. Cet âge n'est point encore celui des passions violentes, mais cependant elles jfont entendre déjà d'impérieuses réclamations qui jettent le trouble dans une imagination pure jusque-là, dans une vie dont rien peut-être n'avait altéré le calme. Soudain le maître s'aperçoit qu'à certains élèves, ordinairement dociles et souples, les tutelles salutaires deviennent gênantes; la mobilité de leurs impressions le déconcerte et l'irritabilité de leur humeur le surprend et l'inquiète. Qu'il les surveille de près, c'est une nécessité; qu'il soit ferme mais très bon avec eux, c'est leur salut. Eclairer la raison et la conscience des adolescents, fortifier leur coeur, soumettre librement leur volonté à l'obéissance, les passionner pour Tétude, leur donner une éducation virile et chrétienne, est le plus grand bienfait qu'un éducateur puisse leur assurer.
L'âge de jeune homme. — L'adolescent devient un jeune homme à l'âge oîi, normalement, va commencer pour lui la vie sociale, avec ses responsabilités et ses écueils de toutes sortes. Jamais l'éducation qu'on lui donne n'a dû être plus forte, ni les leçons plus sérieuses. Il faut compléter sa formation intellectuelle, achever sa préparation aux examens, et surtout a l'aflermir dans la voie du salut ^ ». Il va quitter l'école : qu'une afTectueuse sollicitude l'entoure de soins délicats, pour que ses premières démarches dans le monde ne soient pas des chutes morales, mais un engagement décisif dans la voie du bien. Oh 1 qu'elle est belle, cette génération des courageux et des chastes ! Elle s'éprend des nobles causes, s'y dévoue sans calcul et en prépare le triomphe. La sainte Ecriture fait l'éloge de sa force, et son ardeur au bien ravissait
* Oraison de la Messe de saint Jean-Baptiste de la Salle.
l'aHr i-alion de saint Jean : « Je vous écris, jeunes hommes» par 0 que vous êtes foris, que la parole de Dieu demeure en vous et que vous avez vaircn le maudit '. »