CHAPITRE VI ÉDUCATION MORALE
'Votre mission auprès des enfants ne se borne pas à l'éducation intellectuelle : l'instruction, quand elle est seule^ ne moralise pas l'homme, et des exemples célèbres montrent assez qu'à une remarquable culture de l'esprit peuvent s'allier la faiblesse du caractère et la perversit(3 du cœur. La suprême sollicitude d'un maître doit être la formation chrétienne de ceux que Dieu lui a confiés ; à cette éducation, mais à elle seule, les individus et les sociétés sont redevables de tout progrès réel dans le bien.
convenable et ton messéant ; prononciation distincte des syllabes et des consonnes ; le naturel dans la prononciation ; défauts à éviter. (Edit. 1716, p. 23-25).
Deuxième partie, chap. VII, Des Entretiens et de la Conversation: Art, 1, Des conditions dont la bienséance veut qu'on accompagne la parole (p. 139-14.3;; Art. II, De la manière de parler des personnes et des choses (p. 144) ; .\rt. III, De la manière d'interroger, de s'informer, de dire son sentiment (p. 148).
Dans les conseils que renferme ce petit ouvrage, on admire la charité d'un saint et les délicatessfis dlun gentilhomme.
ÉDUCATIOIV MORALE 101
L'éducation morale est l'ensemble des précautions qui protègent l'innocence de l'enfant, et des pratiques qui créent et fortifient en lui les bonnes mœurs et les habitudes chrétiennes.
Elle a. pour olyet la formation des facultés moraleS;, sensibilité, volonté et conscience ; pour but final, la réforme du caractère, c'est-à-dire l'acquisition des vertus et la lutte contre les passions désordonnées.
Le seul moyen de donner aux enfants une éducation morale complète, « intégrale », comme on dit aujourd'hui, est de leur faire connaître les maximes évangéliques, pour incliner leur cœur à les mettre en pratique. Depuis que Jésus-Christ est venu restaurer en nous l'œuvre divine, il n'y a pas d'éducation morale sans lui ou en opposition à ses préceptes.
Le sentiment de l'honneur et de la dignité humaine, l'amour du prochain, le respect de la conscience même ne suffisent pas pour amener un enfant, un jeune homme surtout, à pratiquer la vertu avec constance, malgré les suggestions contraires. Seul, Jésus-Christ libère les âmes de la servitude des passions ; seul, il purifie le cœur et fortifie la volonté contre l'inclination au mal ; seul, il éclaire la conscience et assure à ses décisions une autorité victorieuse, car « il n'y a pas d'autre nom que le sien par lequel les hommes puissent être sauvés ' «. « Sans moi^ vous ne pouvez rien - », a dit le Sauveur : toute éducation morale qui ne procède pas de lui est stérile, étant privée de la sève vivifiante dont il est la source. 6? 0 0 2^