‹ Eléments de pédagogie pratiqueChapitre 59 sur 179 · II. - LA PRATIQUE DU DEVOIR. MARQUE DE LA VRAIE PIÉTÉ · texte numérisé non relu

II. - LA PRATIQUE DU DEVOIR. MARQUE DE LA VRAIE PIÉTÉ

La vraie piété, c'est la foi se manileslanl par les ceuvres, c'esl-à-dire par la fuite du ]téché et de se» occasions, par la pratique des commandements de Dieu et de l'Église, enlin par la fidélité aux devoirs d'état.

Toute piété est suspecte qui ne conduit pas un jeune homme à agir habituellement selon ses croyances. Celui-là seul est réellement pieux qui aime Dieu de tout son cœur, de toute son àme, de tout son esprit et de toutes ses forces. El voici l'explication que saint Jean-Baptis,t(^ de la Salle donne de cet amour : « Aimer Dieu de tout notre cœur, c'est l'aimer de toute notre affection et n'aimer les créatures que par rapport à lui. Aimer Dieu de toute notre âme, c'est être disposés à employer tout le tenqjs de notre vie à le servir. Aimer Dieu de tout notre esprit, c'est rapporter à lui toutes nos pensées. Aimer Dieu de toutes nos forces, c'est ne pas renfermer au dedans de nous l'amour que nous avons pour lui, mais le produire au deh.ors par nos actions '. »

' Ireizièine Mvlitatioit puKi le Icnips Je la llelraile. — - Meditaiiun pour la fêle de saint fgiiuee. inartijr (!<='' tevrierV — ■' Devoirs d'un ClrrOliiii (I70:>), l'« p;irtie, I'' traité, cli. I, sert. ii. |). '.t'i.

1 'l'2 ÉDUCATION

Les i)ratiques do dévotion ne sont dune p;is toute la piété ; elles pourraient même n'être que les actes d'une piété forntiaiiste ou trompeuse. Les enfants sont pieux non par la multiplicité de ces pratiques, mais dans la mesure où ils luttent pour la conservation et l'accroissement de la grâce dans leur cœur. Hors de là, il peut y avoir les apparences de la piété, mais il n'y a pas de piété véritable. Développez donc en vos élèvi'S une profonde horreur pour le péché mortel; insistez dautant plus sur ce point, que la généralité des chrétiens semble en perdre davantage la notion. « Excile/,-les à éviter le péshé avec autant de promptitude qu'ils fuiraient la prc'sence d'un serpent '... Kngagez-les à le regarder comme uije maladie honteuse, qui infecte les cœurs et les rend indignes de s'approcher de Dieu -. »

Dans les âmes d'élite, le sentiujcnl du devoir se traduit par la fuite généreuse du mal, même léger, et, chez quelquesunes, par un amour dévoué pour Jésus-Christ. Heureux l'éducateur don l la classe est comme un parterre où le divi n Jardinier cultive des plantes de choix, les arrose de ses grâces, dirige leur croissance avec un soin jaloux, et souvent les transporte, pour qu'elles portent des fruits plus abondants dans la terre bénie de la vie sacerdotale ou de la vie religieuse !

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