‹ Eléments de pédagogie pratiqueChapitre 69 sur 179 · DIRECTION DE LACTIVITÉ PERSONNELLE DE L'ENFANT · texte numérisé non relu

DIRECTION DE LACTIVITÉ PERSONNELLE DE L'ENFANT

c.'uiso, et se sont ainsi rondus capables d'actes doni la seule pensée effraye les âmes vulgaires.

Mais ici le danger est bien proche : les âmes les plus passionnées sont exposées aux pires écarts, puisque leur ardeur peut les porter d'autant plus loin dans le mal qu'elle est plus vigoureuse. Le devoir de l'éducateur est tout tracé : diriger les inclinations et les passions ; les contenir en de justes bornes, quand elles se montrent violentes, fougueuses; les exciter, quand elles manquent d'activité. Ainsi, l'amour de la gloire, l'attrait pour ce qui mérite estime et considération, se révèle-t-il puissamment chez un élève : l'éducateur s'en sert pour exciter cet enfant à rechercher le mieux en tout, mais avec l'intention d'accomplir son devoir, de répondre aux sacrifices que s'imposent pour lui ses parents, et surtout de plaire à Dieu. Le sentiment de l'honneur, de la dignité personnelle, est-il particulièrement vif chez un jeune homme : le maître l'entretient, lui désigne son véritable objet, l'approbation de la conscience et de Dieu, et lui donne comme contrepoids l'humilité chrétienne, qui l'empêche de dégénérer en orgueil ou en vanité. A l'instinct d'imitation, qui incline l'enfant à l'eproduire ce qu'il voit faire, on doit fournir des exemples dignes d'èlre suivis, et soustraire, le plus possible, ce qui deviendrait une suggestion au mal.

L'éducateur tient une conduite analogue à l'égard des autres inclinations et passions : amour de la liberté, confiance en soi-même, sympathie, sociabilité, amitié, émulation, etc. Avec un soin spécial, il s'attache à développer les inclinations et les passions les plus nobles : l'amour du vrai, qui est le principe de la science ; l'amour du bien, qui est le principe de la vertu ; et l'amour de Dieu, qui conduit l'homme directement à sa fin.

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