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IV. - PRÉCAUTIONS POUR FACILITER LA SURVEILLANCE

A ces détails pratiques sur les circonstances où doit s'exercer la surveillance , se rattachent certaines précautions concernant le placement des élèves eh classe, et leurs relations entre eux.

Placement des élèves en classe. — Le placement des élèves en classe importe à leur conduite, à leur application au travail, et à l'efficacité de la surveillance.

Dans certaines classes, les élèves changent de place selon le rang qu'ils occupent pour les diverses spécialités ; ce système occasionne sans doute quelque dérangement, mais il remédie à plusieurs inconvénients du placement fixe. Dans les internats, le placement fixe s'impose sans doute ; cependant, avec les jeunes élèves surtout, quelques changements momentanés de place, pendant la journée, semblent utiles sous plus d'un rapport.

Il convient de rapprocher de l'estrade du maître les enfants dissipés, ainsi que les moins avancés, et du tableau noir ceux dont la vue est mauvaise. Si l'on assigne aux élèves une place qu'ils occupent constamment, on doit éviter de mêler les plus jeunes aux plus âgés; de grouper dans une même table ceux dont la légèreté est notoire, sans les séparer les uns des autres par des enfants sérieux et attentifs. A un écolier calme, mais

d'intelligence peu développée , on donne pour voisin un condisciple d'esprit ouvert et de caractère charilaijle. Enfin, loin de regarder comme définitif le placement fait au début de l'année, on le modifie dès qu'on en reconnaît l'utilité, et pour cela, on profite d'un examen, d'une composition mensuelle, ou de toute autre circonstance.

Relations des élèves entre eux. — Les principaux sujets de votre sollicitude, quant aux relations des élèves entre eux, sont : les liaisons trop particulières et exclusives, les rendezvous à l'écart et la communication des lectures suspectes.

Ce qu'il faut interdire, ce n'est certes pas l'affection réciproque des élèves, ni la sympathie plus grande que tels d'entre eux éprouveraient pour qertains de leurs camarades, mais la tendance qui rapproche continuellement deux écoliers, et sans qu'il y ait parité d'âge ni rapports d'études. Souvent, c'est une manifestation précoce de la passion sensuelle, qui conduit au désordre tant d'enfants et de jeunes gens. — Faites remarquer en particulier à ces élèves, avec beaucoup de sérieux et sans rien exagérer, combien leur attitude les expose au ridicule, et combien elle est injuste à l'égard de leurs condisciples. Autant que possible, pas de répression publique, qui susciterait peut-être d'autres dangers.

Les rendez-vous à l'écart seraient dangereux pour les mœurs, dans une maison d'éducation : les dispositions spéciales du règlement disciplinaire,, une exacte surveillance et des mesures diverses, variables avec l'aménagement des locaux, doivent rendre ces rencontres sinon impossibles, du moins très difficiles.

Aucune brochure, aucun livre étrangers à la classe, ne doivent être introduits dans l'école sans permission du Frère Directeur. On n'y tolère aucun journal, même servant de couverture aux livres ou aux cahiers. Toute infraction à ce point du règlement mérite une sévère répression. « On ne peut trop veiller, dit la Conduite des Pensions, sur les lectures des élèves, pour leur soustraire celles des mauvais livres qui porteraient atteinte à la religion, à l'innocence, aux bonnes mœurs, ou qui seraient propres à faire sur leur esprit des impressions capables de leur nuire. »

Les élèvt^s seront pi-évenus quo la mise on circulation d'un livre immoral ou impie constitue un cas de renvoi, sur lequel le Frère Directeur ne transigera jamais. Tout écolier coupable sciemment de cette faute sera remis à sa famille.

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