LES VACANCES
dans la dernière réunion de l'année, d'être fidèles à leurs pratiques de piété.
6. 11 est convenable que des pensionnaires en vacances fassent une visite au Curé de leur paroisse, au commencement et à la fin de leur séjour dans la famille. En dehors de la confession, il leur sera très utile d'aller lui demander de temps en temps des conseils et des encouragements : l'expérience atteste que ces démarches sont un excellent moyen pour aider les jeunes gens à vaincre le respect humain, et pour les soutenir dans le bien.
7. L'oisiveté est l'un des périls qu'offrent les vacances. Pour la combattre, il est sage de se faire un règlement qui détermine, sauf les occasions imprévues, les heures de travail et de délassement. Le travail consiste d'abord, pour un jeune homme , à aider ses parents dans la mesure où ils le réclament de lui ; puis à rédiger les devoirs dont le programme a été tracé avant la sortie, à revoir le cours de l'année scolaire qui vient de se terminer, et à faire quelques lectures instructives.
Devoirs des vacances. — C'est un salutaire usage de tracer aux élèves un programme de travail intellectuel pour le temps des vacances. Ces devoirs obligent les écoliers à faire une revision des plus importantes questions étudiées pendant l'année ; et les parents se montrent ordinairement très satisfaits qu'une occupation calme impose à leurs enfants deux ou trois heures de travail chaque jour.
Les devoirs des vacances consistent en problèmes, exercices de français, écriture, dessins, cartes géographiques, devoirs de sciences, et questions diverses, selon les classes auxquelles appartiennent les élèves "".
On recommandera aux élèves de travailler un peu chaque
a Entre autres avis que la Conduite en quatre parties prescrit au maître (le donner à ses élèves concernant les vacances, elle range celui de « leur recommander d'être toujours utilement occupés, de repasser ce qu'ils ont appris, pour ne pas l'oublier. » Puis elle ajoute : « On pourrait leur désigner le sujet de leurs occupations, » Ce passage semble bien indiquer que, du moins en certaines écoles, il était d'usage de donner aux élèves des devoirs de vacances.
jour à ces devoirs, à moins de circonstances qui les en empêchent : ainsi ils entretiendront en eux le goût et l'habitude du travail intellectuel. Les devoirs d-es vacances ne sont pas une tâche dont il faille se débarrasser d'un seul coup et au plus vite, mais un exercice quotidien.
A la rentrée, le maître recueille ces devoirs ; il les examine avec soin, puis remet aux élèves qui ont bien fait le travail imposé un certain nombre de bons points, ou des récompenses spéciales.
Dans la plupart des internats, on décerne, à la fin de l'année, des prix pour les devoirs des vacances.
Conseils aux élèves qui ont terminé leurs études. — Si tous les élèves ont besoin de conseils spéciaux à l'approche des vacances, à plus forte raison les jeunes 'gens qui terminent leurs études et se disposent à quitter définitivement les classes. Un éducateur religieux les entoure de soins vigilants ; il s'efforce, par des recommandations appropriées à leur situation prochaine, de les prémunir contre les dangers qui les attendent ; il cherche à fortifier les liens qui les unissent à l'école, en leur ofîrant de s'affilier aux œuvres de persévérance chrétienne qu'elle a organisées; enfin il les invite à participera la retraite dite de fin d'études, pour y réfléchir devant Dieu aux résolutions qui doivent les aider à persévérer dans le bien ":
» La Conduite pour les l'ensvms recommande instamment aux maîtres le~ élèves qui terminent leurs études : <> Le zèle des maîtres doit alors prémunir et fortifier les pensionnaires contre les attraits, la tromperie, la corruption, les mauvais exemples, les scandales, les maximes dangereuses, la vanité du siècle, et leur donner les avis bien nécessaires sur les vertus et sur le règlement qu'ils doivent se prescrire suivant l'état qu'ils veulent embrasser, sur la fermeté des résolutions qu'ils ont dû prendre dans la pension, leur représentant fortement qu'il leur importe sur toutes choses de conserver la pureté de conscience et l'amour de Uieu, d'avoir toujours sa crainte devant les yeux, d'observer fidèlement ses commandements et ceux de l'Eglise, doser toujours paraître chrétiens, de faire consister leur dévotion à se bien acquitter de tous leurs devoirs de religion et de ceux de leur état, d'être très précautionneux dans le choix de leurs amis et de ne se lier qu'avec des gens honnêtes et bien réglés. » Manuscrit n° 42, p. 38.