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Éclairage équivalent à celui
de 100 bougies
Cet essai a> été fait avec un chalumeau semblable à celui de la fig. 4, auquel le gaz d’éclairage arrivait sous une pression de 3 centimètres d’eau.
Arrivé à 80 kil., les deux robinets étaient tout grands ouverts ; nous avions donc atteint la limite à laquelle le gaz d’éclairage, sous la pression de 3 cent., nous permettait d’arriver. Pour obtenir plus de lumière, il aurait fallu attendre dans la soirée que la pression montât de b à 8 cent. Nous aurions pu alors charger davantage l’oxygène et gagner encore une quantité notable de lumière. , . ,
Dans le chalumeau de la fig. 4, on doit remarquer le bouton G, qui est à vis et qui sert à fixer le porte-chaux à une place déterminée. Cette chaux doit être d autant plus éloignée du bec E, que l’on opère sous de plus fortes pressions et que le chalumeau est à plus larges ouvertures. Dans les conditions ordinaires d’emploi du gaz d’éclairage, le sac d’oxygène étant chargé de 60 à 80 kil., le côté du bâton de chaux qui est le plus voisin du bec doit en être éloigné de 5 millimètres environ. Cette distance une fois déterminée, il n’y a plus à la changer, à moins que l’on ne vienne à modifier également les conditions dans lesquelles on opère.
Le bâton de chaux repose sur un support qui monte et descend au moyen d’une vis, en faisant tourner la
chaux sur elle-même. Le but de ce double mouvement est l’abord de régler la hauteur à laquelle doit être disposé le bâton de chaux, de façon que le foyer lumineux se forme en son milieu. Il a aussi pour effet de permettre de temps en temps, tous fes quarts d’Êéure environ, de ’ faire tourner le bâton de chaux, de maniéré qu il présente à la flamme une surface neuve, dont 1 action soit plus grande que celle du point déjà attaqué.
Ce mouvement a d’autant plus d’importance, que la chaux, sous l’action des gaz, se creuse et rejette souvent la flamme en avant, ce qui peut déterminer la rupture de la lentille. . , , ,.
Lorsqu’on a allumé l’hydrogène, il est bon de faire tourner plusieurs fois le bâton de chaux sur lui-même, pour l’échauffer également et de continuer ainsi quelque temps en ne faisant arriver que peu d’oxygène, pour que la chaux ne craque point, comme cela pourrait arriver sous l’action d’une élévation trop brusque de tempe-
De tous les corps recommandés pour l’éclairage oxhydrique, c’est la chaux que l’on doit préférer dans le cas de l’application de cette lumière aux projections. L intensité et la blancheur de sa lumière ne sont surpassées par aucune autre matière.
^ Il y a deux manières de préparer le bâton de chaux. On peut employer la voie humide, pour le mouler; on peut aussi tailler le bâton dans un bloc de chaux vive. Ce dernier système est celui que nous recommandons plus particulièrement.
^ La chaux étant très tendre est facile a scier avec une scie ordinaire. ,
On prend un bloc de chaux vive; on le débité en plaques ou tranches de 20 à 2.g millimètres d’epaisseur; on divise ensuite des plaques en morceaux carres que
l’on arrondit plus ou moins en abattant les arêtes avec une râpe ; enfin on perce au centre du bâton un trou dans lequel doit entrer la broche du porte-chaux,.
Les bâtons ainsi préparés sont mis avec de la. chaux en poudre, dans un bocal hermétiquement bouché, de manière à les soustraire â l’action de l’humidité.
Les hâtons ronds que l’on trouve dans le commerce, étant fabriqués mécaniquement, sont parfaitement cylindriques ; mais une régularité aussi absolue n’est pas nécessaire pour obtenir de bons résultats. La nature de la chaux a une importance beaucoup plus grande; aussi, quand, après plusieurs essais, on rencontre la qualité voulue, il est sage d’en préparer plusieurs bocaux à l’avance que l’on cachette, s’ils ne doivent pas être employés tout de suite.
Au besoin, avec du marbre blanc, on peut faire des bâtons qui donnent une assez bonne lumière, mais la chaux est infiniment préférable.