‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Méthodes analytiques appliquées aux substances agricolesChapitre 116 sur 285 · ANALYSE DES RACINES FOURRAGÈRES (PROCÉDÉ SUIVI PAR V0ELCKER · texte numérisé non relu

ANALYSE DES RACINES FOURRAGÈRES (PROCÉDÉ SUIVI PAR V0ELCKER

Dosage de l'eau et des cendres. — On dessèche un poids connu de racines, d’abord à l’air, puis à une température progressivement plus élevée, et finalement au bain-marie. La perle en poids donne la teneur en eau des racines fraîches.

Pour avoir un bon échantillon moyen des racines, on les coupe en rondelles très minces que l’on mélange intimement.

Une partie de la matière desséchée est incinérée dans une capsule de platine, à une température très modérée, de crainte de fondre la cendre, souvent très riche en sels alcalins, qui enveloppent de matière les parcelles charbonneuses et s’opposent à leur combustion au contact de l’air.

Dosage de la fibre cellulaire, des composés protéiques insolubles et des sels minéraux retenus par la fibre. — On coupe tout d’abord la racine en deux dans le sens longitudinal, on en réduit la moitié en pulpe fine au moyen d’une râpe. 50 grammes de cette pulpe sont mis à macérer avec de l’eau distillée à froid, et le liquide renfermant en dissolution la gomme, le sucre, la caséine et les autres matières solubles est filtré sur une toile fine. On purifie la fibre brute comme on l’a fait pour les fourrages.

Une partie de la cellulose est incinérée, une autre partie est conservée pour le dosage total de l’azote, qui permet de calculer le taux des composés protéiques insolubles.

En retranchant les cendres et les composés protéiques insolubles de la fibre brûle on obtient la fibre cellulosique pure.

Dosage de l'amidon. — Le liquide laiteux qui a passé à la filtration dans le dosage précédent est réuni aux eaux de lavage de la pulpe, on abandonne ce liquide au repos pendant vingt-quatre heures. L’amidon qui troublait le liquide s’est déposé, on le décante avec soin sur un filtre sec et taré, qui reçoit l’amidon. On lave plusieurs fois à l’eau distillée, on dessèche l’amidon, d'abord entre du papier à filtrer, puis au bain-marie à 100° et l’on pèse.

Dosage delà caséine. — Les liqueurs, après séparation de l'amidon, sont portées à l’ébullition. S’il n’y a pas de trouble, l’albumine soluble fait défaut. On ajoute quelques gouttes d’acide acétique, il se forme un précipité de caséine; on le laisse déposer pendant vingt-quatre heures. Après décantation on recueille le précipité de caséine sur un filtre taré , on lave à l’eau distillée afin d’éliminer les matières solubles et l’on sèche à 100°.

Dosage de la gomme, de la pectine et des sels insolubles dans l'alcool. — Ce dosage, effectué sur le liquide dont on a séparé la caséine, est exécuté comme on l’a précédemment indiqué pour les fourrages, ainsi que le dosage du sucre, des matières protéiques totales et des matières grasses ; il faut apporter un grand soin à la séparation des matières grasses et reprendre le résidu par de l’éther anhydre, qui ne dissout que les corps gras.

Dosage des sels ammoniacaux. — Les sels ammoniacaux que renferment les jus de beaucoup de végétaux influent nécessairement sur l’exactitude du calcul des principes immédiats azotés propres à l’alimentation.

Pour les déterminer, Vœlcker prend 1 00 grammes de racines râpées fin, qu’on laisse macérer dans l’eau distillée, puis on lave sur une toile jusqu’à épuisement des matières solubles, on précipite les matières protéiques dans le liquide filtré, par l’acétate basique de plomb. Le précipité volumineux ainsi formé est lavé à l’eau distillée sur un filtre, et le liquide filtré, après addition de quelques gouttes d’acide sulfurique, est évaporé presque à sec dans une capsule de porcelaine; il est ensuite introduit avec de la chaux sodée, dans une cornue reliée à un appareil renfermant .de l’acide chlorhydrique destiné à absorber l’ammoniaque dégagée pendant la distillation. On distille jusqu’à siccilé, pour qu’il ne reste aucune trace d'ammo-

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iliaque. La liqueur chlorhydrique, après addition de bichlorure de platine, est évaporée au bain-marie, jusqu’à siccité ; on obtient un précipité de chloro-platinale d’ammonium, qu’on lave sur un filtre taré, avec un mélange d’alcool et d’éther qui enlève l’excès de bichlorure de platine préalablement ajouté. On pèse enfin le filtre desséché à 100°, contenant le sel double de platine et d’ammonium, pour calculer l’ammoniaque. On peut encore recueillir dans une liqueur acide titrée et opérer à la manière ordinaire.

M. Yœlcker a employé, pour le dosage du sucre dans les betteraves, soit le procédé à l’aide de la fermentation, en admettant que l’équivalent de sucre formait exactement deux équivalents d’alcool anhydre et quatre équivalents d’acide carbonique, soit la méthode cupro-potassique.

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